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France / Tournée dans le Golfe. Le renforcement des alliances stratégiques et commerciales ne doit pas se faire au détriment du respect du droit international et des droits humains

Le président Emmanuel Macron se rendra aux Émirats Arabes Unis, au Qatar et en Arabie saoudite du 3 au 4 décembre 2021, trois pays qui s’illustrent tristement par de multiples violations des droits humains. A l’occasion de cette visite, Amnesty International France (AIF) rappelle que la signature de contrats et la mise en place de partenariats stratégiques ne sauraient se faire au détriment des droits fondamentaux. Pour cette dernière visite du quinquennat dans les pays du Golfe, la France doit exiger la fin de la peine capitale dans ces trois pays, la libération des prisonniers d’opinion, le respect des droits des femmes et des enfants, presser le Qatar d’agir en faveur des droits des travailleurs migrants et annoncer la cessation des ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.  

« Alors que la France vient de célébrer le quarantième anniversaire de l’abolition de la peine de mort, nous espérons que cette visite sera l’occasion d'appeler l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Emirats Arabes Unis à supprimer ce châtiment cruel, inhumain et dégradant ou tout au moins à instaurer un moratoire officiel sur toutes les exécutions »

Nous appelons également la France à évoquer auprès de son partenaire saoudien les dizaines de détenus exécutés chaque année, ainsi que la répression, au prétexte de lutte anti-terroriste, des défenseurs des droits humains, notamment ceux des femmes » relève Cécile Coudriou, Présidente d’Amnesty International France.

Lors de cette tournée, Amnesty International France demande au gouvernement que les droits humains ne soient pas, une fois de plus, sacrifiés, en violation du droit international, au nom de ventes d’armes et de « partenariats stratégiques » qui, de révélations en scandales, participent trop souvent dans la région à des massacres de civils ou à la répression des voix dissidentes.

« La France doit user de son influence auprès de son allié saoudien et l’exhorter à mettre fin à la répression qui continue de s’abattre sur les activistes des droits humains, les écrivains, les artistes, les blogueurs, et toutes les voix dissidentes », déclare Katia Roux, chargée de plaidoyer Libertés à Amnesty International France.

A un an de la Coupe du Monde, la visite d’Emmanuel Macron au Qatar doit être l'occasion de rappeler la situation des droits des travailleurs migrants qui se trouvent dans le pays.

Malgré des réformes à un an de la coupe du Monde, d'anciennes pratiques abusives ont refait surface, notamment les pires éléments de la kafala (le système d'emploi basé sur le parrainage). La France doit appeler le Qatar à mettre en œuvre urgemment ces réformes.” rappelle Lola Schulmann, chargée de plaidoyer Droits économiques et sociaux à AIF.

Enfin, Amnesty International France demande à ce qu’Emmanuel Macron acte la cessation des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et aux Emiratis, à qui la France a livré pour des milliards d’euros de matériels de guerre depuis 2015, date de début du conflit au Yémen. Ces armes ont été utilisées dans le cadre d’une “sale guerre” ou ”guerre sale” selon les propres mots des ministres Jean-Yves le Drian et Françoise Parly, et ont pu contribuer à commettre ou faciliter de possibles crimes de guerre.

« A ce jour le partenariat stratégique de la France avec l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis a échoué à changer les pratiques de guerre de la coalition militaire engagée au Yémen que ces deux pays dirigent. Le dernier rapport du groupe d’experts éminents sur le Yémen du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, rendu public le 14 septembre dernier, est sans appel sur la litanie de violations du droit international constitutives de crimes de guerre commises par toutes les parties au conflit. La France doit se placer du côté des populations civiles pour que cesse leur souffrance en mettant fin à son appui qui passe par des livraisons d’armes continues », explique Aymeric Elluin, chargé de plaidoyer Armes à AIF.

Les Nations unies (ONU) estiment que la guerre du Yémen, qui dure depuis sept ans, aura causé la mort de 377 000 personnes, victimes directes et indirectes du conflit (60%), d’ici la fin de l’année 2021.

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