Hongrie : liberté pour Ahmed H, accusé à tort d’être un terroriste

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Mise à jour le 21/09/2018 : Jeudi 20 septembre, le tribunal a confirmé la condamnation pour terrorisme mais a réduit la peine de prison, passant de sept à cinq ans d’emprisonnement. Il devra purger au minimum deux tiers de sa peine de cinq ans de prison. Puisqu’il a déjà passé trois ans derrière les barreaux, il pourra bénéficier d’une libération au début de l’année 2019.

Mise à jour 15/03/2018 : Mercredi 14 mars, Ahmed H. a été reconnu coupable de « complicité d’acte terroriste » et d’«entrée illégale sur le territoire dans le cadre d’une émeute ».

Mise à jour 30/10/2017 : Son procès en appel a lieu les 30 octobre et 2 novembre 2017. En attendant, Ahmed est toujours incarcéré, séparé de sa femme et de ses filles qu’il espère pouvoir rejoindre à Chypre.

Mise à jour 15/07/2017 : Le 15 juin, la cour d’appel a ordonné un nouveau procès en faveur d’Ahmed H

En août 2015, Ahmed a quitté son foyer à Chypre pour aider ses parents âgés et six autres membres de sa famille à fuir la Syrie pour trouver refuge en Europe. Un mois plus tard, ils se sont trouvés parmi les centaines de réfugiés bloqués à la frontière serbo-hongroise fermée par la police.

Des heurts ont éclaté lorsque des réfugiés ont tenté de passer. La police hongroise a utilisé du gaz lacrymogène et des canons à eau, blessant des dizaines de personnes. Certains ont jeté des pierres, dont Ahmed. Mais des séquences filmées par les médias montrent également Ahmed utilisant un mégaphone pour demander aux réfugiés et aux policiers de garder leur calme.

Pour ces motifs, un tribunal hongrois l’a reconnu coupable d’« acte de terreur » au titre de la législation hongroise relative à la lutte contre le terrorisme, dont les termes sont extrêmement vagues, et l’a condamné à 10 ans d’emprisonnement.

Ahmed est toujours incarcéré, séparé de sa femme et de ses filles. Il attend que son appel soit examiné, dans l’espoir de pouvoir les rejoindre à Chypre.

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