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L'accusation de « porter atteinte à la sécurité nationale » est souvent utilisée contre les dissidents en Chine. © Pierre Crom

L'accusation de « porter atteinte à la sécurité nationale » est souvent utilisée contre les dissidents en Chine. © Pierre Crom

L'accusation de « porter atteinte à la sécurité nationale » est souvent utilisée contre les dissidents en Chine. © Pierre Crom

Liberté d'expression
Actualité

Chine : un écrivain risque d’être torturé

Les autorités chinoises n’ont fourni aucune information sur le sort de l’écrivain sino-australien Yang Hengjun, détenu au secrét depuis le 19 janvier, à part le fait qu’il serait soupçonné d’avoir « mis en danger la sécurité nationale ».

Yang Hengjun, écrivain de renom qui a été parfois critique du gouvernement chinois, a été arrêté samedi 19 janvier lorsqu’il est arrivé à Canton, dans le sud de la Chine, en provenance de New York. Citoyen australien, il était récemment professeur invité à l’Université de Columbia, aux États-Unis.

Les autorités chinoises ont confirmé son placement en détention pour suspicion de « mise en danger de la sécurité nationale ».

Plusieurs mois pourraient se passer avant que nous en sachions plus sur sa situation et sur les accusations qui sont portées contre lui.

S’il est vrai qu’il est placé en « résidence surveillée dans un lieu désigné », alors sa sécurité est en danger. Détenu au secret dans un lieu indéterminé sans contact avec l’extérieur pendant une durée pouvant aller jusqu’à six mois, Yang Hengjun risque fortement d’être torturé.

Yang Hengjun ne peut pas entrer en contact avec un avocat de son choix ni avec des représentants du consulat d’Australie.

La « résidence surveillée », porte ouverte aux mauvais traitements

Depuis quelques années, les autorités chinoises ont de plus en plus souvent recours à la « résidence surveillée dans un lieu désigné » pour détenir des militants, des avocats spécialisés dans la défense des droits humains et des détracteurs du gouvernement.

Dans le cadre de ce dispositif, les personnes soupçonnées de « terrorisme », de corruption massive ou d’atteintes à la sécurité de l’État peuvent être privées de liberté hors du système carcéral officiel pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois, dans un lieu tenu secret et sans contact avec l’extérieur. Le risque de torture et de mauvais traitements est très élevé.

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