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Un Soudanais porte un drapeau national et fait le signe de la victoire alors que les gens se rassemblent pendant le premier anniversaire du début du soulèvement qui a renversé le dirigeant Omar al-Bashir, Khartoum, 19 décembre 2019 © REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah

Un Soudanais porte un drapeau national et fait le signe de la victoire alors que les gens se rassemblent pendant le premier anniversaire du début du soulèvement qui a renversé le dirigeant Omar al-Bashir, Khartoum, 19 décembre 2019 © REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah

Un Soudanais porte un drapeau national et fait le signe de la victoire alors que les gens se rassemblent pendant le premier anniversaire du début du soulèvement qui a renversé le dirigeant Omar al-Bashir, Khartoum, 19 décembre 2019 © REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah

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Au Soudan, l’espoir d’un avenir meilleur

Un an après les manifestations qui ont éclaté et ont conduit à la chute du président Omar el Béchir le 11 avril, les nouvelles autorités de transition ont la responsabilité d’enfin faire respecter les droits humains.

Un an après que la population soudanaise est descendue dans les rues pour protester contre la forte hausse des prix alimentaires, mettant fin à 30 années de régime d’Omar el Béchir, les citoyens peuvent se réjouir. Leur action collective a mis fin à une répression étouffante et ravivé l’espoir d’un avenir meilleur au Soudan.

La population du Soudan a bravé les balles réelles, les gaz lacrymogènes, les coups et les traitements dégradants pendant des mois, convaincue qu’un avenir meilleur était possible. Il est temps que les autorités de transition transforment ces espoirs en réalité.

Lire aussi : Au Soudan, un accord prometteur ?

Des lueurs d’espoir

Il incombe aux autorités de transition, dirigées par Abdullah Hamdok, d’honorer leurs engagements, de rétablir l’état de droit et de protéger les droits humains. Le peuple soudanais le mérite amplement après avoir subi des décennies de graves atteintes aux droits humains, notamment crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les victimes ont droit à la vérité, à la justice et à des réparations au titre du droit international.

Les nouvelles autorités soudanaises doivent veiller à ce que les membres des forces de sécurité qui ont commis des crimes horribles ou usé d’une force excessive contre les manifestants aient à rendre des comptes dans le cadre de procès équitables, sans recours à la peine de mort.

En reconstruisant la crédibilité et la capacité du système judiciaire à mener des enquêtes approfondies et efficaces, le gouvernement pourra s’assurer que les responsables rendent des comptes. Le gouvernement de transition a nommé un nouveau procureur général et responsable judiciaire, ce qui ravive l’espoir que les responsables de graves violations soient jugés.

Autre mesure positive : le gouvernement a abrogé en novembre 2019 les lois relatives à l'ordre public et mis fin à l’ère de violations choquantes ciblant particulièrement les droits et les libertés des femmes.

Au titre du droit international, les autorités de transition devraient transférer Omar el Béchir devant la Cour pénale internationale pour ses crimes commis au Darfour entre 2003 et 2010.

Un très lourd bilan

Entre décembre 2018 et le 11 avril 2019, les forces de sécurité ont tué au moins 77 manifestants et en ont blessé des centaines à travers le Soudan. Le 3 juin, les forces de sécurité, notamment les Forces de soutien rapide, une force paramilitaire, ont dispersé avec violence un important sit-in à Khartoum en utilisant des balles réelles et des gaz lacrymogènes.

La répression du 3 juin a fait plus de 100 morts et au moins 700 blessés.

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