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Fumées après une attaque aérienne israélienne sur Rafah, sud de la Bande de Gaza, août 2014 © SAID KHATIB/AFP/Getty Images

Fumées après une attaque aérienne israélienne sur Rafah, sud de la Bande de Gaza, août 2014 © SAID KHATIB/AFP/Getty Images

Fumées après une attaque aérienne israélienne sur Rafah, sud de la Bande de Gaza, août 2014 © SAID KHATIB/AFP/Getty Images

Justice internationale et impunité
Actualité

2 ans après l’Opération bordure protectrice, les victimes n’ont toujours pas obtenu justice

Le 8 juillet 2014, l’armée israélienne lance une offensive qui fera de nombreuses victimes et des destructions d’une ampleur inégalée dans la bande de Gaza. 2 ans après, aucune véritable enquête n’a été ouverte sur les crimes de guerre des deux parties au conflit.

Durant 50 jours d'offensive, les forces israéliennes ont causé des destructions massives et fait de nombreuses victimes dans la bande de Gaza, tuant près de 1 500 civils, dont plus de 500 enfants. Le rapport que nous publions sur ces faits présente des entretiens avec des proches de victimes de la guerre, expose les lacunes des investigations menées par les autorités militaires israéliennes et revient sur plusieurs attaques ayant clairement pris pour cibles des civils, en violation du droit international humanitaire.

Je n’arrive pas à comprendre comment un crime qui s’est produit devant les caméras, pour lequel le monde entier a été témoin du massacre brutal de garçons qui jouaient sur la plage, peut passer comme cela, sans que l’on oblige les criminels à rendre des comptes.

Sobhi Bakr, membre de la famille de quatre garçons tués lors d'une frappe aérienne israélienne le 16 juillet 2014.

Des Palestinians rassemblés dans la rue après le bombardement d'un centre commercial de Rafah en août 2014

Des Palestinians rassemblés dans la rue après le bombardement d'un centre commercial de Rafah en août 2014 © AFP/Getty Images

Des 2 côtés, une impunité totale

En Israël, des condamnations pour des délits mineurs

Les seules poursuites résultant des enquêtes menées par l'armée israélienne ont été engagées à l'encontre de trois soldats pour des infractions relativement mineures – faits de pillage et obstruction au bon déroulement d’une enquête. Dans le même temps, des crimes plus graves, dont certains pourraient constituer des crimes de guerre, sont restés impunis.

Côté palestinien, le Hamas n’est pas inquiété

Côté palestinien, aucune enquête digne de ce nom n'a été menée sur les violations des droits humains, notamment les crimes de guerre, imputables au Hamas et aux groupes armés palestiniens. Les groupes armés ont effectué des milliers de tirs de mortiers et de roquettes non guidées en direction de zones civiles en Israël, tuant six civils. Les forces du Hamas ont attaqué et exécuté sommairement des Palestiniens considérés comme des ennemis.

Il est temps de mettre fin à l’impunité

Israël doit reformer ses mécanismes d'enquête, notamment en veillant à ce que tout organe d’enquête soit indépendant de ceux qui ont mis en œuvre, dirigé ou conseillé des attaques israéliennes. Par ailleurs, le Gouvernement palestinien de « consensus national » doit mener des enquêtes indépendantes sur les crimes de guerre commis par les Palestiniens durant la guerre de 2014.

Les autorités du Hamas à Gaza doivent faire preuve de transparence quant au déroulement des investigations sur les exécutions sommaires et les violations des droits humains visant des Palestiniens à Gaza.

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