Alors que les pratiques autoritaires progressent dans le monde et contaminent même des démocraties qui semblaient bien installées, la France n’est plus à l’abri. Face à la multiplication des attaques contre notre État de droit, nous avons ainsi déclaré l’État d’alerte. Mais ce glissement n’est pas une fatalité. À l’approche d’élections cruciales pour notre État de droit, nous sommes allés à la rencontre de celles et ceux qui refusent de “laisser faire”. Bienvenue au “Pays des Réveils”, là où les consciences s’éveillent pour dire “non” aux pratiques autoritaires, et où les citoyen·nes se mobilisent pour nous montrer une autre voie, respectueuse des droits de chacun·e. 

États-Unis, Argentine, Philippines, Hongrie, Slovaquie, Italie… Dans des pays très différents, les mêmes scénarios se répètent : des journalistes empêché·es de travailler, des minorités montrées du doigts, des manifestations réprimées, des outils de surveillance retournés contre les citoyen·nes. Peu à peu, les droits reculent, les garde-fous volent en éclats, et la même mécanique implacable se met en place : celle des pratiques autoritaires. Aujourd’hui, la France n’est plus à l’abri.  

Parce qu’Amnesty International enquête depuis 65 ans de manière indépendante et impartiale sur les violations des droits humains dans 160 pays à travers le monde, nos équipes ont pu établir une grille d’analyse de la mécanique des pratiques autoritaires. Fort de cette expertise, et face aux attaques contre l’État de droit en France, nous avons déclaré l’état d’alerte.   

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Face à la montée des pratiques autoritaires dans le monde, les discours contre les droits humains se banalisent en France et ouvrent la voie à des politiques qui s’en inspirent ouvertement. Nous sommes à quelques mois de l’échéance électorale la plus déterminante pour notre démocratie et nous redoutons que ses piliers vacillent.

Anne Savinel-Barras, Présidente d'Amnesty International France 

À quelques mois d’échéances électorales cruciales pour notre État de droit, la progression des pratiques autoritaires et des anti-droits dans notre pays, le “pays des droits de l’Homme”, doit nous interroger : comment résister à ce glissement dangereux et rendre possible un autre futur ?  

Chaque mois, notre série “Au pays des réveils, récits d’une France en résistance”, part à la rencontre de celles et ceux qui refusent l’impuissance. Ils et elles sont enseignant·e, agent·e de piste, étudiant·e, libraire ou humoriste… À travers leurs récits, on comprend ce qui est en train de basculer. Et ce que cela change concrètement dans leur vie, mais aussi, peut-être, dans la nôtre demain. Surtout, on découvre des façons d’agir, à notre niveau. 

Loin de la désespérance, ils et elles nous ouvrent leurs portes, leur quotidien, leur combat, et nous montrent qu’un autre futur, plus désirable, est possible. Parce que rien n’est joué. 

Embarquez avec eux “Au pays des réveils” : là où les consciences s’éveillent pour dire “non” aux anti-droits et aux pratiques autoritaires, et où des citoyen·nes se mobilisent pour nous montrer une autre voie, respectueuse des droits de chacun·e. 

Pour chaque épisode, un·e photographe du collectif MYOP engagé·e sur le sujet prolonge notre geste en apportant son regard d’auteur et un éclairage sensible de ces enjeux. MYOP est un collectif fondé en 2005 par des photographes qui rassemble aujourd’hui vingt regards singuliers autour d’une même exigence documentaire et artistique. 

Que fait Amnesty International ?

Amnesty International est le plus grand mouvement mondial de défense des droits humains. Depuis 1961, nous sommes mobilisés à vos côtés dans 160 pays pour défendre l’État de droit et protéger les droits fondamentaux de chacun·e. 

Notre organisation est indépendante de toute institution, de toute idéologie, de tout intérêt économique et de toute religion. Pour garantir le respect des droits humains et préserver notre liberté d’action, nous refusons tout financement de gouvernement et d’entreprise qui pourrait compromettre notre impartialité et notre indépendance.  

Plus que jamais on a besoin de votre soutien.

De notre côté, nous continuons d’enquêter, de décrypter et de dénoncer les violations des droits humains. Pour jouer ce rôle de contre-pouvoir, nous devons rester libres et indépendants. Aucun État, aucune entreprise ne nous dicte quoi dire, quoi faire. Notre indépendance, notre liberté d’action : c'est vous.