Elle a fait de la prévention contre les violences et les discriminations une priorité de son enseignement. Pour avoir abordé ces sujets avec ses élèves, elle a été victime d’une campagne de désinformation de l’extrême-droite. Institutrice en primaire, Lolita Rivé résiste depuis pour continuer à enseigner la vie affective et relationnelle (EVAR) dans ses classes. Dans ce premier épisode de notre série “Au pays des réveils : récits d’une France en résistance”, elle nous raconte les pressions qu’elle a subies et son combat, plus indispensable que jamais.
« T’as vu ça, c’est complètement fou ». C’est un collègue qui lui donne l’alerte : ce jour-là, elle est en classe. Lorsqu’elle ouvre son téléphone, c’est la douche froide. Depuis quelques heures, une vidéo circule sur les réseaux sociaux. C’est bien elle, mais ses propos sont entièrement tronqués, déformés. Le montage, grossier, est relayé par une députée du Rassemblement National (RN). En un instant, elle se retrouve jetée en pâture sur la place publique.
Elle, c’est Lolita Rivé. Après dix ans de journalisme, elle s’est reconvertie en 2018 pour devenir institutrice, parce qu’elle a “toujours adoré travailler avec les enfants et prendre soin d’eux.” Depuis huit ans, elle enseigne à Paris à des élèves de 3 à 10 ans et a fait de la prévention contre les violences et des discriminations une de ses priorités, à travers l’éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR). Une matière obligatoire depuis 2001 et encadrée par un programme du ministère de l’éducation nationale.
Mais comment cette jeune institutrice sans problème est-elle devenue la cible de l’extrême droite et des anti-genres ? Avec la série “Au pays des réveils : récits d’une France en résistance”, nous partons à la rencontre de celles et ceux qui tiennent tête, au quotidien, à la montée des mouvements anti-droits. Pour ce premier épisode, on raconte le combat intime de Lolita, de sa salle de classe aux réseaux sociaux : une institutrice devenue résistante malgré elle.
Face au glissement autoritaire partout dans le monde, la France n’est plus à l’abri. À l’approche d’élections cruciales pour notre État de droit, partez à la rencontre de celles et ceux qui refusent de “laisser faire”, avec notre série « Au pays des réveils : récits d’une France en résistance ».
© Agnes Dherbeys, agence Myop
Portrait Lolita Rivé
Mieux protéger les enfants contre les violences
Fin de matinée. Dans cette école du nord de la capitale, la vie reprend enfin après la pause estivale. Au bruit de la sonnerie, un brouhaha s’empare de l’école. Une vague d’écoliers se bouscule dans les couloirs. À la porte, Lolita salue les derniers parents venus chercher leurs enfants.
De retour dans sa salle de classe, elle prépare la suite d’une semaine bien remplie : corriger les cahiers, faire des photocopies, composer ses leçons, adapter son enseignement, préparer d’éventuelles réunions à venir avec ses collègues. Et, en plus des matières prioritaires (lire, écrire, compter…), Lolita travaille aussi les cours dédiés à l’éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR). Une matière obligatoire depuis 2001, pour tous les élèves de la maternelle jusqu’au lycée.
© Agnes Dherbeys, agence Myop
Portrait Lolita Rivé
“C’est quoi le consentement ? Pourquoi il ne faut pas regarder sous les jupes des filles ? Ca veut dire quoi être amoureux ? Si deux papas sont amoureux, qui est-ce qui fait les bébés ?”…
Pendant ces séances, on apprend à nommer les différentes parties du corps, à comprendre ses droits ou encore à savoir dire non et poser ses limites. On apprend aussi à identifier et savoir exprimer ses émotions : la colère, la tristesse, la peur, la joie, l’amour… Ou encore à régler des conflits avec ses camarades. Ce sont des temps de partage, où les enfants s’expriment, échangent, débattent. Un lieu où l’on peut poser des questions, raconter ce que l’on voit, ce que l’on vit, ce que l’on ressent.
© Agnes Dherbeys, agence Myop
Matériel de support pour l’enseignement à la vie affective et relationnelle
Grâce à ces séances, Lolita entend « apporter une grille de lecture aux élèves, enseigner certaines notions cruciales comme l’intimité et offrir un espace pour que les enfants puissent partager leurs vécus ». Elles permettent aux enfants d’apprendre à poser leurs limites, identifier ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, comprendre l’importance du respect de l’autre et de sa différence et transmettre des valeurs cruciales telles que l’égalité filles-garçons.
Des temps collectifs d’autant plus importants que dans la cour ou en classes, Lolita est constamment confrontée à la violence ordinaire entre élèves : harcèlement, injures, réflexions sexistes… « Un jour, j’ai entendu des élèves de 7 ans harceler un camarade en employant le mot “pédé” ». Pour l’enseignante, ça a été le déclic : elle ne peut pas laisser ça. Elle doit faire un choix : punir ou expliquer. Elle choisit les mots.
Parce que c’est bien là tout l’enjeu au cœur de cet enseignement : mieux protéger les enfants contre les discriminations, le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles. “Ces séances offrent un cadre sécurisant pour mettre des mots sur des situations de mal-être ou d’agression, vécues aussi bien à l’école qu’à la maison”. Charge ensuite à l’enseignante de convoquer les parents, de faire des signalements ou de mobiliser des professionnel·les lorsque de telles violences lui sont rapportées.
Qu’est-ce que l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle ?
Jetée en pâture
Il y a trois ans, Lolita se lance dans un nouveau projet : enregistrer ses discussions avec ses élèves de CE1 lors de ces séances. Un projet qui aboutit en 2023 à la publication du documentaire-podcast « C’est quoi l’amour maîtresse ? ». L’objectif : « faire comprendre l’importance de cet enseignement à la vie affective au plus grand nombre et donner à voir le déroulé d’une séance », aussi bien aux enseignant·es qu’aux parents.
Très vite, le podcast rencontre un large succès. Mais il s’attire aussi les foudres des milieux conservateurs et anti-genre. Peu après la publication du podcast, l’association Juriste pour l’enfance, [ndrl : l’association, composée de juristes, milite ouvertement contre le programme du gouvernement, mais aussi contre la gestation pour autrui, contre la procréation maternelle assistée pour toutes et contre l’autodétermination de genre chez les mineurs], écrit un long mail à sa direction : « ils m’accusaient de me substituer à la primauté éducative des parents et de faire du lobbying LGBTI+. » Sa direction la soutient, il n’y a pas de répercussions.
Puis, en décembre 2025, Lolita découvre avec effroi qu’une vidéo d’elle circule sur les réseaux sociaux. C’est un collègue qui lui partage le contenu : « il s’agissait d’un extrait d’une interview réalisée pour le média Histoires crépues”. L’enseignante y aborde les questions de prévention des violences sexuelles chez les enfants et rappelle le rôle de l’éducation affective et relationnelle à ce titre.
Problème : « l’extrait » en question est entièrement tronqué. Les propos de Lolita sont déformés. Le montage, grossier. On y voit l’institutrice prôner la masturbation pour les enfants dès le plus jeune âge. Des propos, qu’elle n’a en réalité jamais prononcés : elle rappelle au contraire que la sexualité ne concerne pas seulement les pratiques sexuelles mais aussi notre rapport à notre corps et interroge la manière d’aborder ces sujets avec les enfants. « Je comprends très vite que ce montage fallacieux va tourner, que cela va alimenter inutilement les inquiétudes ».
La vidéo est diffusée par une députée du Rassemblement national qui, révoltée, annonce avoir signalé « les propos » au procureur de la République et appelle le ministre de l’Éducation nationale à suspendre l’institutrice. Avant de demander le retrait pur et simple du programme, et d’ajouter : « tous ces délires d’extrême-gauche sont permis par le programme EVARS qui ouvre la porte à toutes ces dérives wokes ».
Quelques jours après sa diffusion, « c’était au tour de Marion Maréchal Le Pen de réagir sur un plateau de CNews » ajoute Lolita. L’enseignante y est qualifiée de “militante d’extrême-gauche” et se voit reprochée de « faire l’apologie de la transidentité ». La responsable politique accuse le programme EVARS d’être un cheval de Troie de la « théorie du genre ». Un programme qui diffuserait des idées « terrifiantes » dans l’esprit des enfants au nom de la lutte contre l’homophobie d’après cette dernière.
Enseigner, la peur au ventre
Après la découverte de la vidéo, s’installe d’abord la colère. L’enseignante a le sentiment d’avoir été jetée à la vindicte populaire : “l’extrait tronqué a été largement relayé par des médias d’extrême-droite. Ça a fait pas mal parler au moment où c’est sorti, sans jamais que l’information ne soit vérifiée”. Ses propos, déformés, ont été largement repris pour servir l’argumentaire de groupes conservateurs et anti-genre opposés à l’enseignement à la vie affective, relationnelle et sexuelle à l’école. Lolita, elle, reste convaincue du bienfondé de son enseignement auprès des élèves.
Puis s’installe la peur : “en diffusant ce montage tronqué, cette députée d’extrême-droite m’a mise en danger, dénonce Lolita. Des professeurs ont été tués par le passé, pour avoir abordé certaines thématiques en classe… Il suffit d’une personne qui trouve l’adresse de l’école… ». Ces dernières années ont été marquées par une hausse des violences envers le corps enseignant, une évolution soulignée par le ministère de l’éducation nationale. « Si nous mettons nos vies en jeu pour aborder certaines thématiques avec les enfants, cela n’en vaut pas le coup » conclue-t-elle.
© Agnes Dherbeys, agence Myop
Portrait Lolita Rivé
Remuée par ces attaques, Lolita en parle à ses proches. Des échanges qui la décident finalement à déposer plainte pour diffamation, « pour que les propos de cette députée ne restent pas impunis et pour que ces groupes ne considèrent pas qu’il soit possible de faire de la désinformation au sujet de cet enseignement sans aucune conséquence ». La procédure étant couteuse, elle demande aussi la protection fonctionnelle.
Qu’est-ce que la protection fonctionnelle ?
Depuis février 2025, une circulaire protège spécifiquement les professeurs attaqués pour avoir dispensé des séances d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Elle offre une “protection fonctionnelle” : en d’autres termes, elle protège les agents publics qui feraient l’objet de menaces, d’injures, de diffamation ou d’agression en raison de ses fonctions.
Elle peut permettre notamment une prise en charge des frais de justice et honoraires d’avocat, d’apporter un appui psychologique et des mesures de sécurité pour protéger le lieu de travail et peut indemniser financièrement les dommages subis par l’agent.
Aujourd’hui, Lolita attend toujours que la justice se prononce. Si l’enseignante a reçu le soutien de sa direction à la suite des accusations de cette députée, elle juge encore trop timides les réactions du côté du gouvernement : « j’ai besoin d’un positionnement très clair des responsables politiques en soutien au corps enseignant qui dispense des séances d’EVARS. J’attends une campagne de communication. Il existe bien un délit d’entrave à l’IVG. Pourquoi pas un délit d’entrave à l’EVARS ? ».
Son cas est loin d’être isolé. Ces dernières années, les campagnes d’intimidation menées à l’encontre des enseignant·es qui abordent l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle par des organisations conservatrices sont monnaie courante. En France, « SOS éducation » et « Parents vigilants » en sont les chefs de file. [nrdl : l’association Parents Vigilants a été créée par le parti politique Reconquête et tient des propos ouvertement LGBTIphobes, racistes et xénophobes. Proche de l’extrême-droite, l’organisation SOS éducation est, quant à elle, ouvertement anti-trans et dénonce l’existence d’une idéologie du genre”].
Que contient réellement le programme ? Qu’est-ce qui est dit aux enfants dans les salles de classe ? Pourquoi aborde-t-on des sujets aussi intimes à l’école ? En instrumentalisant des questionnements légitimes des parents, ces organisations contribuent à alimenter les inquiétudes, semer le doute et propager des informations erronées quant aux véritables objectifs du programme.
« Parce que nous abordons des thèmes tels que la lutte contre les discriminations LGBT, elles accusent à tort l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle de pousser les enfants à devenir gays, lesbiennes ou trans. » déplore Lolita. Alors même que le programme est obligatoire, certains parents en viennent ainsi à refuser que leurs enfants puissent bénéficier de cet enseignement.
Derrière, ces organisations jouent aussi sur “l’existence d’un véritable tabou culturel en France concernant les questions entourant la sexualité, les questions LGBT, les violences sexuelles. Pourtant, dans d’autres pays comme en Suède, cet enseignement ne fait pas du tout l’objet de telle division au sein de la sphère politique.”
Pressions sur les écoles
Pour parvenir à leurs fin, les méthodes de ces organisations sont bien rodées : pressions, cyberharcèlement, rassemblements devant les établissements, entraves aux interventions d’associations dans les établissements scolaires… “Ces organisations sont par ailleurs très actives sur les réseaux sociaux. Elles incitent les parents à se plaindre auprès de notre direction ou à se rassembler devant les écoles » ajoute Lolita.
L’enseignante pointe également la responsabilité de certains médias, qui donnent de l’écho aux discours portés par ces groupes : « des organisations comme SOS Education y sont présentées comme expertes. Cela contribue à légitimer leur parole ». La vidéo fallacieuse publiée par la députée à son sujet a d’ailleurs été « largement reprise par des médias d’extrême-droite comme Valeurs Actuelles » déplore-t-elle.
De toute évidence, ces pressions dissuadent les professeurs d’enseigner la matière dans leurs classes. « Certains craignent des plaintes des parents ou d’être agressés à la sortie de l’école pour avoir prononcé le mot « vulve » ou « pénis » en classe » déplore l’enseignante. Par ailleurs, « nous restons des fonctionnaires, des agents de l’Etat. Beaucoup craignent de faire des vagues ou de sortir du lot. D’être un lanceur d’alerte en dénonçant les attaques » ajoute l’enseignante.
Faire front face à l’urgence
Mais face aux intimidations, face aux menaces, face à la désinformation propagée par ces organisations conservatrices, Lolita refuse de se taire. Depuis les attaques qu’elle a subies en décembre 2025, elle n’a pas abandonné ses séances d’éducation à la vie affective et relationnelle, bien au contraire : « je le fais pour les enfants, car leur vie est aussi importante que la mienne ».
© Agnes Dherbeys, agence Myop
Portrait Lolita Rivé
Alors que l’actualité récente est marquée par de nombreuses affaires de violences sexuelles en milieu périscolaire, elle est plus convaincue que jamais de l’importance de cet enseignement. « Les informations et la sensibilisation que l’on effectue auprès d’eux sont absolument indispensables. Les enfants ont besoin de savoir qu’aucune personne n’a le droit de les frapper, de les toucher. ».
L’urgence, c’est aussi la montée des mouvements masculinistes en ligne : « j’enseigne à des enfants de 3 à 10 ans, qui ne sont pas encore trop exposés à ces discours. Cependant, mes collègues au collège constatent combien ils fonctionnent sur les jeunes garçons ». Face à la banalisation des propos hostiles et toxiques, l’école peut et doit jouer un rôle de rempart.
Aujourd’hui, le combat de Lolita est d’autant plus crucial que l’enseignement peine encore à être véritablement mis en pratique à l’échelle nationale. Au-delà des menaces et de la peur de certains enseignants, « d’autres ignorent même que cet enseignement fait partie de leurs prérogatives » constate Lolita. En cause : “des moyens insuffisants mis à disposition et un manque d’accompagnement auprès du corps enseignant”.
la mise en place d'un nouveau programme en 2025
Selon un rapport officiel de 2021, moins de 15% des élèves bénéficiaient des trois séances d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle obligatoires durant la scolarité des élèves.
Face au manque d’application pratique de l’enseignement, Sidaction, le Planning familial et SOS Homophobie se sont mobilisées à partir de 2022. Cette mobilisation a abouti au lancement en 2025 du programme gouvernemental EVARS, pour faciliter la mise en œuvre de la loi et accompagner les professeur·es.
Aujourd’hui, ces organisations accompagnent aussi la mise en place du programme via des interventions au sein d’établissements, des actions de sensibilisation et l’animation de temps d’échanges sur divers sujets comme le corps, le consentement ou les relations.
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Résister : l’heure du réveil collectif
Malgré les lacunes persistantes dans l’application pratique du programme, l’enseignante est optimiste sur les résistant·es qui comme elles, osent : « des collègues se lancent, des syndicats s’organisent, des inspecteurs de l’éducation nationale proposent des formations au sein de leur académie. Ce mouvement est très enthousiasmant. Il me donne l’espoir qu’on puisse davantage protéger les enfants et mieux les entendre ».
En 2025, Lolita a lancé son deuxième documentaire-podcast « Qui c’est qui commande ? », soutenu par la Défenseure des droits Claire Hédon en poste de 2020 à 2026. Elle y interroge la place des enfants dans notre société, nous amène à changer de regard sur leur éducation, nous pousse à nous interroger sur nos propres violences et nos rapports avec eux.
Aujourd’hui, Lolita appelle à ce que « tous les moyens soient mis à disposition pour protéger les enfants, à commencer par la prévention et l’éducation. Nous avons besoin d’une prise de conscience des responsables politiques, d’un budget adapté, et d’un meilleur accompagnement des professeurs dans la mise en œuvre de ce programme ».
En attendant, elle pense déjà à son prochain projet : une plateforme où les professeurs peuvent trouver l’aide, l’information, les ressources dont ils ont besoin. Un espace où le corps enseignant pourrait partager son expérience et monter en compétence sur ces sujets. “Je sens un véritable élan collectif pour faire front. […] Nous n’en sommes qu’au début, il va falloir se battre”.
qui est la photographe agnès dherbeys ?
Agnès Dherbeys a grandi en France. Pendant douze ans, elle couvre les révolutions politiques et les conflits en Asie. Désormais basée à Paris, son travail explore les combats invisibles et l’endurance de la mémoire, qu’il s’agisse de mettre en lumière les parcours de femmes confrontées aux violences sexistes et sexuelles. ou de capter la vérité humaine dans des contextes tendus. Agnès a rejoint le collectif MYOP en 2016.
Portrait de la photographe Agnès Dherbeys © JF Dijoud
« J’étais honorée de faire le portrait de Lolita Rivé. Son engagement, malgré les menaces qu’elle a subies, pour une EVARS vivante, concrète et accessible dès l’école primaire est plus que nécessaire. Parce que prévenir les VSS, c’est aussi apprendre très tôt aux enfants à mettre des mots sur leurs émotions, à connaître leurs droits, à reconnaître leurs limites et celles des autres. Elle rappelle aussi que l’école doit rester un espace essentiel d’apprentissage du consentement, du respect de soi et des autres. »
Que fait Amnesty International ?
Amnesty International est le plus grand mouvement mondial de défense des droits humains. Depuis 1961, nous sommes mobilisés à vos côtés dans 160 pays pour défendre l’État de droit et protéger les droits fondamentaux de chacun·e.
À travers nos enquêtes et nos campagnes, nous luttons contre les atteintes aux droits humains en France et partout dans le monde. Notre association est indépendante de toute institution, de toute idéologie, de tout intérêt économique et de toute religion.
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Agir
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