Accéder au contenu
Menu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que: 5.1/mois
Une saoudienne à Riyadh 27/9/2017 © AFP/Getty Images

Une saoudienne à Riyadh 27/9/2017 © AFP/Getty Images

Une saoudienne à Riyadh 27/9/2017 © AFP/Getty Images

Discriminations
Actualité

Arabie saoudite : les droits des femmes toujours menacés

Dans ce pays, les femmes et les jeunes filles subissent de graves discriminations. Sans la permission d’un tuteur de sexe masculin, elles ne peuvent toujours pas voyager, exercer une activité rémunérée, faire des études supérieures ou se marier.

L’interdiction de conduire est un exemple des nombreux domaines dans lesquels les femmes sont privées de leurs droits fondamentaux.

La conduite, une interdiction levée, un droit non assuré

Des femmes se mobilisent depuis 1990 en Arabie saoudite afin de faire lever l'interdiction de conduire. Cette année-là, une quarantaine de femmes ont conduit leur voiture le long d'une artère importante de Riyad, la capitale. La police les a interpellées et plusieurs d'entre elles ont été exclues temporairement de leur emploi.

Depuis lors, ces manifestations se poursuivent. En 2007, des militants des droits des femmes ont adressé une pétition à sa majesté le roi Abdullah, décédé depuis, et l'année suivante, la militante Wajeha al Huwaider s'est filmée en train de conduire et a posté la vidéo sur YouTube à l'occasion de la Journée internationale des femmes.

En 2011, des femmes saoudiennes ont de nouveau utilisé YouTube pour publier des vidéos d'elles-mêmes au volant, afin de protester contre l'interdiction de conduire. Certaines ont été arrêtées et d'autres ont dû signer un engagement de ne plus prendre le volant. L’une d’entre elles a été jugée et condamnée à 10 coups de fouet.

En 2013, les défenseurs des droits des femmes ont lancé une initiative similaire, toujours dans le but d'annuler cette interdiction, le 26 octobre. L'une des militantes, Loujain al Hathloul, a annoncé le lancement de la campagne dans une vidéo postée en ligne. Peu après, certaines ont reçu des menaces répétées de la part des autorités qui cherchaient à faire pression pour qu'elles stoppent la campagne. Le 24 octobre, le ministère de l'Intérieur a déclaré qu'il répondrait « avec fermeté et force » si celle-ci devait avoir lieu et, le lendemain, le site web de la campagne a été piraté.

Malgré les menaces et les intimidations, de nombreuses femmes se sont filmées au volant de leur voiture et ont posté les vidéos en ligne. Certaines ont été interpellées, et la plupart ont été rapidement remises en liberté.

À la suite du décret royal de 2017 levant l'interdiction de conduire, des femmes qui avaient fait campagne contre cette interdiction ont signalé avoir reçu des appels téléphoniques leur enjoignant de ne pas faire de commentaires publics sur cette mesure. L'interdiction de conduire imposée aux femmes doit être levée au mois de juin, et des permis de conduire délivrés à partir du 24 juin.

Lire aussi : Les 5 choses que ne fait pas l’Arabie saoudite pour vraiment réformer le pays

Celles et ceux qui mobilisent sont réprimés

La dernière répression contre les défenseurs des droits des femmes – dix militants ont été arrêtés mi-mai – intervient alors que le prince héritier Mohammed Ben Salmane se présente comme un « réformateur ». Six d’entre eux sont toujours en prison.

Sa campagne internationale de relations publiques contraste nettement avec la répression qui se durcit contre les voix dissidentes, notamment celles qui font campagne en faveur de l'égalité des droits pour les femmes.

Lire aussi : L'Arabie saoudite et les habits neufs de l'empereur

Le 19 mai, les autorités saoudiennes et les médias affiliés au gouvernement ont lancé une campagne de diffamation pour tenter de discréditer cinq éminents défenseurs des droits des femmes emprisonnés et de les faire passer pour des « traîtres ».

Lire aussi : Droit de conduire des femmes en Arabie saoudite, la militante Loujain al Hathloul persécutée

Des déclarations officielles relayées dans les médias d'État ont accusé les militants et d'autres personnes d'avoir formé une « cellule », représentant une menace pour la sécurité nationale en raison de leurs « contacts avec des instances étrangères dans le but de saper la stabilité du pays et la paix sociale ».

Rester informé

Recevez nos emails d'information et d'action sur les discriminations

Rester informé(e)
Et recevoir nos newsletters
AMNESTY INTERNATIONAL FRANCE
76, boulevard de la Villette - 75940 Paris cedex 19
Téléphone: (+33) 01 53 38 65 65
Les cookies assurent le bon fonctionnement du site, en continuant la navigation vous acceptez leur utilisation. Gérer les paramètres