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Conflit au Yémen

la guerre oubliée

Un garçon tient des éclats de missile qu'il a collectés sur le site d'une usine touchée par une frappe aérienne menée par une armée saoudienne dans la capitale des Houthis, Sanaa, au Yémen, le 20 janvier 2019 © REUTERS/Khaled Abdullah

Quatre ans après le début du conflit au Yémen, les populations continuent de subir des souffrances inimaginables. Les pays européens, notamment la France, sont mis en cause.

Depuis le début des bombardements du Yémen par la coalition menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis en 2015, nous avons recueilli des informations sur l’éventail terrifiant de crimes perpétrés par toutes les parties au conflit, tant les forces du gouvernement yéménite, que celles de la coalition et ses alliés, ou encore les forces des Houthis et leurs alliés.

Agir : Interpellez la ministre des Armées sur les ventes d'armes françaises

Une crise humanitaire terrifiante

Après quatre ans d’effusions de sang dans le pays le plus pauvre du monde arabe, les Yéménites ne peuvent plus supporter les conséquences humanitaires catastrophiques de la guerre.

La communauté internationale doit redoubler d’efforts en vue de faire en sorte de protéger les civils, de lever les obstacles à l’aide humanitaire et les restrictions arbitraires des importations de biens de première nécessité, et de mettre fin à l’impunité pour les crimes de guerre et les autres atteintes.

Attaques aveugles, détentions arbitraires, disparitions forcées, tortures, viols, famines,… Ces agissements en sont des exemples à la fois marquants et terrifiants.

Trop c’est trop. Le nombre de victimes au Yémen explose et la situation humanitaire s’aggrave de jour en jour !

Les civils en payent le prix

Les États occidentaux complices

Et pourtant, plusieurs États occidentaux, dont les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, continuent de fournir des armes aux membres de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, en dépit des éléments accablants prouvant que ces armes ont été utilisées pour commettre des crimes de guerre.

Ces armes sont utilisées dans ce conflit de manière avérée même si les autorités françaises ne cessent, en particulier depuis l’affaire Khashoggi, de démentir l’importance des ventes d’armes françaises .

Seule une poignée d’États, parmi lesquels les Pays-Bas, la Norvège, le Danemark, la Finlande et la Suisse, a suspendu les ventes d’armes.

Lire aussi : Le Danemark suspend ses ventes d'armes à l'Arabie saoudite

Les États occidentaux doivent immédiatement mettre fin à la vente d’armes aux parties au conflit. Ils doivent faire passer les droits humains, les vies de millions de civils yéménites et leurs propres obligations légales avant les lucratives ventes d’armes.

En France, en particulier, face à l’opacité du gouvernement sur les ventes d’armes, les parlementaire français doivent se mobiliser et agir en responsabilité pour que ce dernier rende compte de ses transferts d’armes, d’équipements connexes, et de prestations d’assistance technique (maintenance en condition opérationnelle, formation).

L’enjeu est considérable il s’agit de donner l’assurance aux yéménites et aux français, qu’à aucun moment, les transferts français n’ont pu servir à commettre ou à faciliter des violations graves du droit international humanitaire et que cela n’arrivera jamais qu’il s’agisse d’attaques aériennes, au sol ou via le blocus naval imposé au Yémen.

Stop aux ventes d'armes irresponsables françaises

Les armes françaises vendues à la coalition saoudienne pourraient servir à commettre des crimes de guerre au Yémen

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