Accéder au contenu
Menu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que: 5.1/mois
Réfugiés rohingyas © EPA/STRINGER.

Réfugiés rohingyas © EPA/STRINGER.

Conflits armés et populations
enquête

Myanmar : une frontière minée

Le 10 septembre, deux mines terrestres ont explosé près de points de passages frontaliers qu'empruntent les Rohingyas qui fuient les violences dans leur pays. C'est la troisième fois qu'un tel lieu de passage est miné par les autorités du Myanmar.

Des points de passage minés

Des témoins nous ont rapporté qu'un Rohingya a été emmené en hâte pour être soigné à Cox Bazar au Bangladesh le 10 septembre, après qu'une mine a explosé près du village bangladais d'Amtali, un passage frontalier bien connu et utilisé par les Rohingyas.

Un paysan bangladais âgé d'une vingtaine d'années a également marché sur une mine terrestre près du village bangladais de Baish Bari alors qu'il rassemblait son troupeau dans une zone tampon le long de la frontière avec le Myanmar.

Mines dissimulées

Un ciblage précis des lieux de passage des Rohingyas

Le 8 septembre, nous avons pu établir que les forces de sécurité du Myanmar ont posé des mines le long de la frontière nord avec le Bangladesh, sur deux passages fréquentés, près du village de Taung Pyo Let Wea [appelé localement Tumbro]. Or, de nombreux Rohingyas fuyant les violences passent par là.

Au moins trois personnes, dont deux enfants, ont été grièvement blessées, les explosions ayant toutes eu lieu près d’axes très fréquentés.

Ces nouvelles explosions ont eu lieu le long d'une frontière que 290 000 Rohingyas, selon les estimations de l'ONU, ont franchi ces deux dernières semaines pour fuir les violences. Les habitants du secteur affirment qu'ils voient souvent les forces de sécurité birmanes patrouiller la zone.

Tous les éléments indiquent que les forces de sécurité du Myanmar ciblent délibérément des passages que les réfugiés rohingyas empruntent pour franchir la frontière. C'est une pratique cruelle et insensible qui ajoute à la détresse de personnes fuyant une campagne systématique de persécution.

Lire notre dossier : le sort des Rohingyas

Une pratique cruelle et illégale

L’armée du Myanmar fait partie des quelques rares forces armées nationales au monde (avec la Corée du Nord et la Syrie) qui utilisent ouvertement des mines terrestres antipersonnel ces dernières années. Ces armes ont été prohibées par un traité international en 1997.

Il y a une raison pour laquelle l'utilisation des mines antipersonnel est illégale : elles tuent et mutilent sans discrimination, sans établir de distinction entre les combattants et les simples citoyens.

Au lieu de nier toute responsabilité, le Myanmar doit accorder la priorité à la sécurité des habitants de la zone frontalière.

Les autorités doivent mettre un terme à cette stratégie et permettre à des équipes de déminage de se rendre dans les régions frontalières.

Il faut permettre à des experts de l'ONU d'enquêter sur les violations généralisées et systématiques commises dans l'État d'Arakan, notamment sur l'usage de mines terrestres prohibées, en vue de traduire les responsables présumés en justice.

Stop au nettoyage ethnique des Rohingyas au Myanmar

Interpellez le commandant en chef des forces armées

Rester informé(e)
Et recevoir nos newsletters
AMNESTY INTERNATIONAL FRANCE
76, boulevard de la Villette - 75940 Paris cedex 19
Téléphone: (+33) 01 53 38 65 65
Les cookies assurent le bon fonctionnement du site, en continuant la navigation vous acceptez leur utilisation. Gérer les paramètres