Yahaya Sharif-Aminu, jeune chanteur nigérian de 27 ans, risque la pendaison pour avoir diffusé une chanson sur WhatsApp. En cause ? Un morceau jugé « blasphématoire » par les autorités. En cette journée internationale de lutte contre la peine de mort, nous devons agir pour Yahaya !
En février 2020, Yahaya diffuse un morceau via Whats’app. Jugée « blasphématoire » par les autorités, la chanson provoque l’indignation de la population. De violents mouvements de protestation, appelant à l’arrestation du jeune chanteur, émergent alors dans le pays.
Le 4 mars, sa maison familiale est incendiée. Les membres de sa famille sont contraints de fuir. Yahaya est alors arrêté. Le 10 août, il comparait devant la Haute cour islamique de Kano. Quelques mois plus tard, il est condamné à mort par pendaison pour blasphème.
Depuis, il est incarcéré. Avec son avocat, Yahaya fait appel de son procès. Le 21 janvier 2021, la commission d’appel ordonne la tenue d’un nouveau procès, avant de renvoyer l’affaire devant la Haute cour islamique pour faire juger son cas par un nouveau juge.
Cette décision de faire rejuger Yahaya Sharif-Aminu lui donne une précieuse occasion d’être défendu par un avocat et de bénéficier d’un procès équitable. Personne ne devrait être condamné à mort pour avoir exprimé librement ses opinions. Agissez pour demander sa libération immédiate et sans conditions !
En 2015, Moses Akatugba, un jeune nigérian, avait été gracié grâce à votre mobilisation ! Cette fois encore, votre soutien peut sauver Yahaya !
Pour une abolition universelle de la peine de mort !
Yahaya n’est pas un cas isolé. Partout, la peine de mort fait encore de nombreuses victimes. En 2024, plus de 1 500 personnes ont été exécutées à travers le monde. Un chiffre en hausse, par rapport à l’année précédente. La Chine, l’Iran et l’Arabie Saoudite à eux seuls étaient responsables de 91% des exécutions.
À l’occasion de la journée internationale de lutte contre la peine de mort, vendredi 10 octobre, nous rappelons que ce châtiment cruel ne protège pas les sociétés de la criminalité. C’est un outil de contrôle politique et de répression, utilisé pour instiller la peur et réduire au silence la dissidence. La peine de mort est la négation absolue des droits humains.
Aucune personne ne devrait y être soumise.
Lire aussi : Peine de mort : dans quels pays est-elle encore pratiquée ?
25 septembre 2025
La première audience de Yahaya Sharif-Aminu devant la Cour suprême, à laquelle ont assisté des membres d’Amnesty International Nigeria, s’est déroulée le 25 septembre. La cour a accordé un délai supplémentaire de 30 jours à l’équipe juridique de Yahaya pour déposer son mémoire d’appel.
Voici comment agir. ?
1. Signer notre pétition.
2. Ecrire aux autorités.
3. Ecrire un message de soutien.
4. Agir sur les réseaux sociaux.
1. Signer notre pétition
Pour avoir simplement publié une chanson, Yahaya est condamné à mort. Exigez sa libération !
Depuis 5 ans, Yahaya Sharif-Aminu attend dans les couloirs de la mort au Nigéria. Son crime ? Avoir composé une chanson jugée « blasphématoire ». Personne ne devrait subir un tel sort pour avoir exprimé ses opinions. Yahaya Sharif-Aminu doit être libéré immédiatement et sans condition ! Signez notre pétition pour changer son histoire.
2. Écrire aux autorités
Nous vous invitons à écrire, par mail ou par voie postale. Chaque envoi de courrier vous permettra de manifester votre soutien à Yahaya Sharif-Aminu et surtout de faire pression sur les autorités nigérianes pour obtenir sa libération immédiate.
Voici un exemple de courrier que vous pouvez utiliser ?
Monsieur le Gouverneur,
Yahaya Sharif-Aminu, un chanteur de 27 ans, a été déclaré coupable de blasphème par la haute cour islamique de l’État de Kano le 10 août 2020 pour avoir diffusé une chanson jugée blasphématoire à l’égard du prophète Mahomet. Il a été condamné à mort. Il est toujours incarcéré dans la prison de Kano.
Yahaya et son avocat ont fait appel de sa peine. Le 21 janvier 2021, la commission d’appel a ordonné la tenue d’un nouveau procès et que Yahaya soit jugé par un juge différent, au motif que l’accusé n’avait pas bénéficié des services d’un avocat pendant son procès. La décision de la commission d’appel de le faire rejuger lui donne occasion de bénéficier d’un procès équitable.
Nul ne doit être condamné à mort pour avoir exprimé librement ses opinions. Le recours à la peine de mort pour blasphème constitue une violation des obligations du Nigeria en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
En conséquence, je vous prie instamment : d’abandonner toutes les charges qui pèsent sur Yahaya Sharif-Aminu et de veiller à ce qu’il soit libéré immédiatement et sans condition.
Veuillez agréer, Monsieur le Gouverneur, l’expression de ma haute considération,
Envoyer à :
Gouverneur de l’État de Kano
Abdullahi Umar Ganduje
Office of the Governor
Government House, Kano State, Nigeria
Copie à envoyer à :
Ambassade du Nigeria
173 avenue Victor Hugo
75116 Paris
Tél : 01 47 04 68 65
Courriel : [email protected]
3. Écrire un message de soutien
Voici un exemple de message que vous pouvez lui adresser ?
Bien qu’il soit en prison, Yahaya Sharif-Aminu peut recevoir des lettres et des messages de solidarité. Vos mots d’encouragement sont plus que bienvenus. Ils contribueront non seulement à remonter le moral de Yahaya mais aussi à prouver aux autorités que le monde entier se préoccupe de sa situation.
Yahaya, nul ne doit être condamné à mort pour avoir exprimé librement ses opinions. Le recours à la peine de mort pour blasphème constitue une violation des obligations du Nigeria. Nous demandons l’abondons des charges qui pèsent sur toi. Garde espoir !
Vous pouvez partager vos messages de solidarité sur les réseaux sociaux avec les hashtags #YahayaSharifAminu #Stopexecution #FreeYahaya
Vous pouvez aussi nous envoyer vos messages de soutien par voie postale, nous les ferons parvenir à Yahaya Sharif-Aminu : Amnesty International France 76, boulevard de la Villette – 75940 Paris Cedex 19
4. Agir sur les réseaux sociaux
En parler, c’est déjà agir. Choisissez votre réseau social pour communiquer sur la situation. Partagez dès maintenant l’histoire Yahaya Sharif-Aminu sur Twitter ou Facebook ou Instagram.
Voici un modèle de tweet que nous vous proposons de relayer ?
Facebook ou Instagram
Vous pouvez reprendre notre modèle de message ci-dessus pour le relayer en publication Facebook ou post Instagram. Utilisez le #YahayaSharifAminu et #amnesty et relayez cette page pour que d’autres personnes agissent.
Rejoignez-nous !
Chaque jour, partout en France, des militantes et militants d'Amnesty International France suivent l'évolution de la situation de Yahaya Sharif-Aminu. Ces groupes font pression sur les autorités concernées en leur écrivant des lettres d’interpellation, sensibilisent différents publics en partageant la situation de Yahaya Sharif-Aminu autour d’eux, et lui écrivent des messages de solidarité. Le but : soutenir la personne en danger et l’empêcher de tomber dans l’oubli.
