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Carola Rackete lors de son arrestation © REUTERS/Guglielmo Mangiapane/File Photo

Carola Rackete lors de son arrestation © REUTERS/Guglielmo Mangiapane/File Photo

Carola Rackete lors de son arrestation © REUTERS/Guglielmo Mangiapane/File Photo

Réfugiés et migrants
Actualité

Sea Watch : Solidarité avec Carola Rackete

Nous exprimons toute notre solidarité avec la capitaine du Sea Watch 3, Carola Rackete, arrêtée par les autorités italiennes après avoir débarqué quarante-deux personnes réfugiées et migrantes à Lampedusa en Italie.

Mise à jour : 03/07/2019 : Carola Rackete a été libérée ! Le juge a considéré qu’elle n’avait fait que son devoir en sauvant des vies en mer et a ordonné sa libération. Elle fait cependant l’objet d’une enquête pour "facilitation à la migration irrégulière". Une enquête absurde que nous continuerons de dénoncer.

Après deux semaines d’errance en mer Méditerranée, la capitaine du bateau Sea Watch 3 a décidé de diriger le bateau vers Lampedusa – le port le plus sûr et le plus proche – malgré le refus de l’Italie d’autoriser le navire à débarquer. 

Je sais ce que je risque, mais les 42 migrants à bord n’en peuvent plus. Je les emmène en lieu sûr. 

Dans la nuit du 29 juin 2019, Carola Rackete a accosté à Lampedusa et a immédiatement été arrêtée par les autorités italiennes. Le bateau a été saisi et Carola risque à présent des poursuites.

Nous lui exprimons toute notre solidarité et soutenons sa décision de faire passer les vies humaines avant tout. Sauver des vies n’est pas un crime et aucune charge ne devrait être retenue à son encontre.

Italie : des mesures qui criminalisent la solidarité

Depuis des mois, le gouvernement italien agit de manière illégitime en criminalisant systématiquement le travail des ONG et en mettant en œuvre ce qui constitue manifestement des tentatives de refoulements collectifs. En vertu du droit international, les personnes secourues en mer doivent être emmenées dans le port sûr le plus proche. L’Italie étant signataire de la Convention internationale relative au statut des réfugiés, elle a l’obligation de permettre aux personnes qui le souhaitent de déposer une demande d’asile en Italie.

Le 14 juin 2019, le gouvernement italien a adopté par décret de nouvelles mesures qui mettent à mal la solidarité et le sauvetage civil en mer. Ces mesures donnent de nouveaux pouvoirs au ministère de l’Intérieur pour restreindre l’accès aux eaux territoriales, pour des raisons de sécurité publique ou si un navire transporte des migrants en situation irrégulière à bord. Les capitaines et propriétaires de bateaux risquent entre 10 000 et 50 000 euros d’amendes en cas de non respect, ainsi que la saisie de leur navire. Carola Rackete est la première victime de ces nouvelles mesures, lesquelles pourraient rentrer dans la législation italienne dans les semaines à venir.

Ce que les États européens doivent faire

Au niveau européen, aucune mesure n’a été prise pour garantir un système de secours efficace en mer alors que plus de 18 400 personnes sont mortes en Méditerranée depuis 2014. Au contraire, les États européens ont retiré en mars dernier leurs navires de la Méditerranée et ont poursuivi la coopération avec les garde-côtes libyens. Ils ont également continué à dissuader et à poursuivre les ONG qui réalisent des sauvetages en mer.

Nous rappelons que des solutions existent et qu’il est de la responsabilité des gouvernements européens d’organiser le sauvetage et le débarquement des personnes qui fuient l’enfer libyen.

 Il est urgent que les gouvernements européens s’accordent pour :

1)      déployer des opérations de recherche et de sauvetage en mer Méditerranée ;

2)      débarquer les personnes sauvées en mer dans des ports sûrs en Europe ;

3)      mettre en place des règles pour répartir équitablement entre les États européens l’accueil des personnes sauvées en mer

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