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Donald Trump © 2016 Getty Images

Donald Trump © 2016 Getty Images

Réfugiés et migrants
faits & chiffres

3 conséquences du décret anti-réfugiés de Donald Trump

En promulguant le décret « Protéger la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux États-Unis », Donald Trump déclare la guerre aux réfugiés. Un décret qui aura de graves conséquences.

Dans le monde, plus d’un million de réfugiés étaient en situation de vulnérabilité et attendaient que des États acceptent enfin d'accueillir sur leur territoire, par le biais de la réinstallation.

Seuls 107.000 réfugiés bénéficiaient d’une promesse d’accueil de la part des Etats. 60% d’entre-eux devaient être accueillis aux États-Unis.

Des personnes vont mourir

Suite à ce décret, le sort de ces réfugiés, mais même celui des milliers d’autres en attente d’une nouvelle vie, est plus qu’incertain.

Ces personnes se retrouvent bloquées, à vivre et souffrir, dans des conditions indignes. Camps de réfugiés sans avenir, zones urbaines surpeuplées et dangereuses pour elles, survie quotidienne …

Il y a un risque réel que des pays qui accueillent un grand nombre de réfugiés, se sentant abandonnés par la communauté internationale, se mettent à leur tour à refuser ou expulser les réfugiés.

En cas d’expulsion dans leur pays, de nombreux réfugiés risquent alors d’être torturés ou tués

Celles et ceux qui ont encore le courage et la force nécessaire reprendront la route de l’exil pour trouver refuge. Mais la fermeture des frontières, la multiplication des refus d’accueil, la chaîne des expulsions rendront leur exil encore plus dangereux. Ils risqueront encore plus leur vie pour tenter d’échapper à cette impasse dans laquelle les dirigeants les ont plongé, pour le plus grand bénéfice des trafiquants et criminels.

Lire aussi : les États-Unis rentrent en guerre contre les réfugiés musulmans

La crise des réfugiés va s’aggraver

Partout dans le monde, nous assistons surtout à une crise de la protection et de la solidarité. C’est une crise des responsables politiques. Elle trouve son origine dans des décennies de mauvaises décisions prises par les dirigeants mondiaux : protéger les frontières au lieu de protéger les réfugiés.

Le renoncement des États-Unis à accueillir des réfugiés risque d’entrainer plus d’Etats à faire de même, projetant tout le monde dans un cercle vicieux et sans fin.

En finir avec la crise des réfugiés, c’est avoir des dirigeants responsables qui rejettent le repli sur soi et acceptent, enfin, de devenir des pays d’accueil.

C’est le rôle des citoyens, choqués par ces décisions, de faire bouger les lignes, d’obliger les responsables politiques à avoir du courage et à prendre les bonnes décisions.

Les réfugiés ne sont pas des terroristes, ils les fuient !

Les réfugiés fuient les menaces, la persécution, les guerres et la terreur. Leur refuser l’asile, c’est les condamner à rester sous le joug de la terreur et de la tyrannie.

La question de la sécurité des sociétés d’accueil est rigoureusement prise en compte dans les textes relatifs aux réfugiés. Est exclue de la définition du terme « réfugié », une personne qui a été condamnée pour des actes terroristes et/ou lorsqu’il y a des raisons sérieuses de considérer que la personne constitue une menace grave pour la société.

Le réel danger est que le décret devienne un outil de propagande parfait pour les groupes armés comme l’État islamique – toujours prompts à clamer que des pays tels que les États-Unis sont fondamentalement hostiles aux musulmans.

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