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Juin 2013, Edward Snowden partage avec des journalistes des documents qui exposent pour la première fois au grand jour le scandale de la surveillance de masse. Rassemblés pendant qu’il travaillait pour la National Security Agency (NSA), ces documents ont révélé l’étendue de la surveillance électronique menée par les gouvernements britanniques et américains, qui surveillent les activités internet et téléphoniques de millions de personnes, aux quatre coins du monde.
Vidéo : L'histoire d'Edward Snowden
Monsieur le Président,
Lorsqu’Edward Snowden a communiqué à des journalistes, en juin 2013, des documents des services secrets américains, il a agi par conviction, pour que le gouvernement et les citoyens de son pays (et du monde) soient confrontés à la vérité.
La vérité était qu’il existait un système de surveillance de masse à l’échelle mondiale, déployé par certains gouvernements pour surveiller nos communications personnelles, notamment des courriels privés, des données de localisation de téléphones, des historiques de navigation sur Internet et bien d’autres choses encore.
En choisissant de révéler ces informations, Edward Snowden a lancé un débat au niveau mondial, qui a permis de modifier des lois et a contribué à améliorer la protection de la vie privée. Pour la première fois en presque 40 ans, les États-Unis ont adopté des lois pour limiter la surveillance exercée par le gouvernement. Dans le monde entier, des entreprises technologiques telles qu’Apple et WhatsApp s’efforcent à présent de protéger davantage nos informations personnelles.
Mais rien de tout cela ne serait arrivé sans Edward Snowden. L’ancien ministre américain de la Justice Eric Holder a admis qu’Edward Snowden avait « rempli un rôle de service public ». Vous avez dit vous-même, Monsieur le Président, que ce débat sur la surveillance allait « nous rendre plus forts ».
Pourtant, Edward Snowden risque toujours d’être condamné à des dizaines d’années d’emprisonnement au titre de lois qui assimilent les lanceurs d’alerte agissant dans l’intérêt général à des personnes ayant vendu des secrets à des ennemis des États-Unis.
Je suis certain-e qu’Edward Snowden restera dans l’Histoire en raison des réformes qu’il a permis d’amorcer. Mais il n’est pas nécessaire d’attendre que l’Histoire lui rende justice.
Monsieur le Président, je vous demande de gracier Edward Snowden, qui est un lanceur d’alerte ayant agi uniquement dans le sens de l’intérêt général.
Je vous prie d’agréer mes salutations distinguées.
