Justice pour les victimes au Venezuela !
Jusqu'au 11.09.2019
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Mise à jour du 12/09/19 : Cette action est close, une délégation d’Amnesty International va remettre l’ensemble des signatures auprès du Haut Commissariat des Droits de l’homme à Genève.
En seulement cinq jours de janvier 2019, au moins 41 personnes sont mortes en marge des manifestations, toutes ont été tuées par balles. Plus de 900 personnes ont été détenues arbitrairement, dont 770 pour la seule journée du 23 janvier.
Les autorités menées par Nicolas Maduro ont conduit des exécutions extra judiciaires en ciblant des personnes qui ont participé aux manifestations. Ces personnes ont ensuite été désignées comme étant des criminels, en faisant croire qu’elles avaient été tuées lors d’affrontements avec les autorités.
Au Vénézuela, il n’y a pas d’espoir de voir la vérité être révélée ou que justice soit faite pour les victimes. Il est temps que les Nations unies agissent et leur apportent leur soutien. Nous appelons les États membres du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à créer une commission d’enquête qui aura pour mission de faire la lumière sur la situation des droits humains au Venezuela au cours de sa prochaine session. Et plus particulièrement, au président du Conseil des droits de l’homme Coly Seck.
Monsieur le Président,
Cela fait cinq ans que les forces de sécurité sous le contrôle de Nicolas Maduro mettent le pays à sang lors des manifestations d’opposition réprimées par un immense déploiement de violence. Lors de manifestations du 21 au 25 janvier 2019, 41 personnes sont mortes, tuées par balle. La répression et la détérioration des conditions de vie ont forcé plus de trois millions de personnes à fuir le pays depuis 2015.
Les Forces d’actions spéciales (FAES), l’organe de sécurité étatique, ont recours à une violence totalement démesurée à l’égard de la population civile, qui ne fait qu’exercer sa liberté fondamentale de manifester. Des armes de guerre sont utilisées pour réprimer ces protestations, et des centaines de personnes sont déjà tombées sous le coup des FAES. Muselée par le pouvoir politique, la justice n’est d’aucun secours à la population, qui ne peut y avoir recours.
Tant qu’il n’existera pas de voie claire vers la vérité, la justice et les réparations, le Venezuela restera enlisé dans cette grave crise des droits humains et cette répression que nous observons depuis longtemps.
Dès lors, je vous prie instamment :
- de créer une commission d’enquête par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU lors de sa session de juin et juillet 2019 concernant les violations des droits humains commis au Venezuela ;
- de mener une enquête sur les violations des droits humains commises au Venezuela, notamment sur la répression des manifestants par les forces de sécurité ;
- d’en tirer toutes les conséquences et de faire pression sur le gouvernement vénézuélien pour que ces violations cessent.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.
