À 23 ans, elle rêve de démocratie et risque la prison à vie
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En Thaïlande, réclamer un peu plus de démocratie peut s’avérer extrêmement risqué. Pour ses discours en faveur de l’égalité et de la démocratie, Panusaya Sithijirawattanakul alias Rung, étudiante de 23 ans, a été propulsée au centre de l’attention.
Depuis ses prises de parole publiques, les autorités la harcèlent. En mars 2021, Rung est arrêtée en vertu de la loi relative au crime de lèse-majesté..
Emprisonnée pendant 60 jours, elle contracte le Covid-19 en détention. À six reprises, les autorités refusent sa libération sous caution. Elle entame alors une grève de la faim de 38 jours. Elle est enfin libérée, fin avril 2021. Aujourd’hui, 25 chefs d’inculpation pèsent toujours sur Rung et elle encourt l’emprisonnement à perpétuité. Elle n’aurait jamais dû être poursuivie.
Il faut que toutes les poursuites pénales contre Rung et contre les personnes ayant exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et à la liberté de rassemblement pacifique soient abandonnées !
Monsieur le Premier ministre,
Panusaya Sithijirawattanakul, plus connue sous le nom de Rung, risque la prison à vie en raison de son engagement pour l’égalité et la démocratie. Ses discours appelant à la réforme de la monarchie, sujet extrêmement sensible en Thaïlande, ont propulsé cette étudiante de 23 ans au centre de l’attention. Depuis, les autorités la considèrent comme une agitatrice. En mars 2021, Rung est arrêtée et placée en détention. Elle est libérée sous caution après 60 jours passés en prison, dont 38 en grève de la faim. Aujourd’hui, 25 chefs d’inculpation pèsent sur Rung et elle encourt l’emprisonnement à perpétuité.
Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons de :
• abandonner immédiatement toutes les poursuites pénales contre Rung et les autres personnes inculpées uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et à la liberté de rassemblement pacifique ;
• mettre en place des procédures qui protègent davantage les personnes qui expriment publiquement leur opinion contre les détentions et les poursuites arbitraires.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute considération.
Téléchargez la version imprimable et faites-la signer autour de vous.
