Accéder au contenu
Menu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : € 5.1/mois
Agir

Aujourd’hui, nous avons besoin de vous pour continuer

Amnesty International est une des rares associations à financer l’essentiel de ses actions grâce à la générosité de ses membres et donateurs. Nous ne pouvons plus mener à bien certaines de nos opérations de collecte de fonds, mais vous pouvez continuer à nous soutenir en ligne.

Portrait

Germain Rukuki

Trente-deux ans de prison ! C’est la sentence ubuesque à laquelle a été condamné Germain Rukuki pour avoir défendu les droits humains au Burundi.

Un matin de juillet 2017, à l’aube, des dizaines de policiers font irruption au domicile de Germain Rukuki à Bujumbura. Détenu au Service national de renseignement, lieu réputé pour les actes des tortures et les homicides qui s’y déroulent, il est interrogé sans avocat avant d’être transféré à la prison surpeuplée de Ngozi. Ce défenseur des droits humains, reconnu coupable d'une cascade d'accusations absurdes allant d’« atteinte à la sûreté de l’État » à « participation à un mouvement insurrectionnel », est condamné à 32 ans de prison, peine confirmée en appel en juillet 2019.

En réalité, Germain Rukuki est l’une des nombreuses victimes de l’impitoyable répression des voix critiques ces dernières années. Employé de l’Association des juristes catholiques du Burundi et président de l’association locale Njabutsa Tujane, il est mis en cause pour avoir travaillé avec la branche nationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), qui documentait les atteintes aux droits humains avant d’être interdite en 2016. Pour le régime, cette ONG « ternissait l’image du pays ».

Après la mort du président Pierre Nkurunziza, en juin 2020, le moment est venu de clore ce sombre chapitre de l’histoire burundaise. La Cour suprême a d’ailleurs fini par reconnaître que les droits de Germain Rukuki avaient été violés, ordonnant qu’il soit rejugé équitablement. Un premier pas qui reste à concrétiser : tandis que son nouveau procès se fait attendre, le défenseur des droits humains reste pour l’heure derrière les barreaux. Il est grand temps qu’il puisse enfin retrouver les siens et rencontrer son troisième fils, né peu après son arrestation.

Combien de temps mon mari devra-t-il encore subir cette injustice ?

Émelyne Mupfasoni, son épouse

Les 10 situations
Popi Qwabe et Bongeka Phungula
Paing Phyo Min
Gustavo Gatica
Nassima al Sada
Khaled Drareni
Les trois jeunes du El Hiblu 1
Le groupe Solidarité LGBTI+ de l’Université ODTÜ
Idris Khattak
Les cookies assurent le bon fonctionnement du site, en continuant la navigation vous acceptez leur utilisation. Gérer les paramètres