Israël et Territoires Palestiniens occupés

Chaque année, Amnesty International analyse dans son rapport annuel la situation des droits humains dans le monde. Un an d’enquête, 144 pays analysés. Voici ce qu’il faut savoir sur les droits humains en Israël en 2025.

Israël a continué de commettre les crimes de génocide et d’apartheid. La population de Gaza a été affamée, tuée et déplacée en grand nombre, outre la destruction de logements et d’autres infrastructures civiles, ce en dépit des accords de cessez- le-feu. En Cisjordanie, l’escalade des attaques et des homicides commis par des colons et par les forces armées israéliennes, ainsi que d’autres atteintes aux droits humains, ont entraîné des transferts forcés pour la population civile. En Israël, des villages bédouins ont cette année encore fait l’objet de démolitions et d’expulsions forcées. Les forces israéliennes ont tué 56 journalistes et autres professionnel·le·s des médias. Des milliers de Palestinien·ne·s étaient maintenus en détention sans inculpation ni procès ; plusieurs dizaines sont morts après avoir subi des actes de torture et d’autres mauvais traitements. Les auteurs de ces agissements continuaient de jouir de la plus totale impunité.

Contexte

Le génocide mené par Israël dans la bande de Gaza occupée est entré dans sa troisième année, laissant le territoire palestinien en ruines. La trêve observée entre les forces armées israéliennes et les groupes armés palestiniens entre le 19 janvier et le 18 mars a été réduite à néant lorsque l’État israélien a réintensifié unilatéralement les hostilités. Le 9 septembre, des frappes aériennes israéliennes sur Doha, la capitale du Qatar, ont touché des immeubles où se trouvait une délégation du Hamas venue participer à des négociations, tuant six de ses membres. Un cessez-le-feu a été conclu dans les semaines suivantes et est entré en vigueur le 10 octobre. Le Hamas et les autres groupes armés ont relâché l’ensemble des 20 otages encore vivants le 13 octobre, en échange de la libération par Israël de près de 2 000 détenu·e·s et prisonniers·ères palestiniens. Malgré le cessez-le-feu, 415 Palestinien·ne·s ont encore été tués par les forces israéliennes à Gaza, dont au moins 100 enfants, selon l’UNICEF.

Les conflits armés impliquant Israël se sont étendus à d’autres acteurs régionaux durant l’année. Le 4 mai, un missile tiré par un groupe armé houthi yéménite a frappé l’aéroport Ben Gourion, dans le centre d’Israël. Entre mai et septembre, l’armée de l’air et la marine israéliennes ont pris pour cible des ports, des aéroports et des centrales électriques yéménites (voir Yémen). À la suite d’attaques de l’armée israélienne contre des cibles iraniennes le 13 juin (voir Iran), l’Iran a tiré des missiles sur Israël, tuant 29 personnes, et a utilisé des armes à sous-munitions. Israël a procédé à des frappes aériennes et des incursions militaires dans le sud de la Syrie en juillet et en novembre. Il a poursuivi ses bombardements presque quotidiens sur le sud du Liban, tuant plus de 127 civil·e·s, selon le HCDH (voir Liban).

Génocide

Israël a continué d’imposer délibérément des conditions de vie destinées à entraîner la destruction physique de la population palestinienne de la bande de Gaza occupée.
Après une période d’amélioration de l’accès humanitaire entre le 19 janvier et le 2 mars, l’armée israélienne a imposé un siège total, qui n’a été que partiellement assoupli le 19 mai. Cet assouplissement n’incluait pas d’allégement des restrictions visant certains produits essentiels, comme le carburant et le gaz de cuisine, qui n’ont plus été autorisés à entrer dans Gaza entre le 2 mars et le 11 septembre. Les autorités israéliennes ont coupé l’approvisionnement électrique de la dernière usine de désalinisation de Gaza le 9 mars, réduisant encore l’accès à l’eau. Faute de combustible, les générateurs électriques ne pouvaient plus alimenter les équipements hospitaliers. Des habitant·e·s de Gaza qui tentaient de se procurer de l’aide alimentaire dans les centres de distribution gérés par Israël et les États-Unis ont subi des attaques. Celles-ci ont tué 859 Palestinien·ne·s entre fin mai et août, tandis qu’Israël et les États-Unis cherchaient à remplacer le mécanisme d’aide existant, géré par les Nations unies, par un dispositif militarisé et meurtrier.

À cause du blocus de l’aide imposé par Israël, plus de 13 000 enfants ont été admis à l’hôpital en état de malnutrition aiguë, un état susceptible de provoquer des séquelles irréversibles. Selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), plus d’un demi-million de personnes se trouvaient en situation de famine (cinquième et dernier niveau sur l’échelle de l’insécurité alimentaire) à la mi-août dans la bande de Gaza ; 1,07 million de personnes supplémentaires se trouvaient au niveau 4 (urgence) et 396 000 autres au niveau 3 (crise). Selon Médecins sans frontières, le nombre de patient·e·s souffrant de malnutrition qui se sont présentés dans des centres de santé de la ville de Gaza a presque quadruplé entre début mai et mi- juillet.

Israël a mené des attaques directes contre des civil·e·s et des biens de caractère civil, ainsi que des attaques disproportionnées et aveugles, frappant des lieux civils bondés tels que des hôpitaux, des cafés, des rues commerçantes animées et des écoles accueillant des personnes déplacées. Les forces aériennes et terrestres israéliennes ont fait 26 791 morts et 64 065 blessés à Gaza pendant l’année ; 60 % de ces victimes étaient des enfants, des femmes et des personnes âgées. L’une des journées les plus meurtrières a été le 18 mars, date à laquelle 414 Palestinien·ne·s, dont 174 enfants, ont été tués. Le 23 mars, l’armée israélienne a attaqué cinq ambulances, tuant 15 membres des équipes de secours, dont des secouristes du Croissant-Rouge, et en blessant deux autres. Le 30 juin, elle a frappé le café Al Baqa, dans la ville de Gaza, faisant 32 morts (principalement des civil·e·s).

Les frappes aériennes contre des établissements médicaux, combinées au blocage par Israël de l’acheminement de l’aide essentielle, notamment du matériel médical indispensable aux soins de santé reproductive, a eu des effets dévastateurs sur la santé des femmes enceintes ou allaitantes et sur celle des nouveau-nés et nourrissons.
Le déplacement massif et répété de plus de 90 % de la population de Gaza a provoqué d’immenses souffrances physiques et psychologiques. L’ensemble des universités et autres établissements d’enseignement supérieur de Gaza, ainsi que des centaines de mosquées et trois églises, ont été endommagés ou détruits. La plupart des écoles ont été transformées en centres d’hébergement pour les personnes déplacées, bien que beaucoup aient été endommagées par des frappes aériennes israéliennes et des véhicules de démolition automatisés envoyés par Israël.

Ce qu’il restait de Khuzaa, une ville de 11 000 habitant·e·s située dans le sud de la bande de Gaza, a été entièrement détruit en mai , de même qu’une grande partie de la ville de Gaza en septembre, sans que cela relève d’une nécessité militaire impérieuse. Le 5 septembre, Israël a lancé une campagne visant à détruire les bâtiments résidentiels et commerciaux de grande hauteur dans toute la ville de Gaza : au moins 16 tours ont été rasées en 10 jours, ainsi que des camps de fortune avoisinants. Ces destructions ont entraîné le déplacement de milliers de familles. Même après la signature de la trêve en octobre, les autorités et les forces israéliennes ont persisté dans leur entreprise génocidaire en continuant à imposer délibérément des conditions de vie destinées à entraîner la destruction de la population de Gaza, sans faire montre d’un quelconque changement d’intention.

Apartheid

Transferts forcés

En Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, les autorités israéliennes ont démoli 1 658 bâtiments, provoquant ainsi le déplacement permanent de quelque 2 116 Palestinien·ne·s, selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). En janvier, un tribunal israélien a ordonné l’expulsion de 27 familles de leur domicile à Silwan, un quartier de Jérusalem- Est occupée, à la suite d’une action en justice engagée depuis une décennie par une organisation de colons israéliens.

Quatre-vingt-six nouveaux avant-postes ont été établis en plus des quelque 371 colonies et avant-postes déjà en place, et les autorités israéliennes ont officiellement autorisé
l’implantation de 54 colonies, selon Yesh Din, une organisation israélienne opposée à l’occupation.

Les forces israéliennes ont laissé des colons terroriser les Palestinien·ne·s en toute impunité, voire les ont encouragés à le faire, et ont parfois même participé aux violences. Ces attaques ont abouti à l’expulsion d’environ 220 familles de 19 villages dans toutes les zones de la Cisjordanie, selon B’Tselem, une organisation israélienne de défense des droits humains. Les villages de Jinba et de Shib al Butum, dans les collines du sud d’Hébron (sud de la Cisjordanie), ont subi plusieurs attaques, au cours desquelles une école et un centre de santé ont été mis à sac.

À l’intérieur d’Israël, les autorités israéliennes ont démoli quelque 5 000 logements dans des villages bédouins du désert du Néguev/Naqab, dans le sud, selon le Comité de direction supérieur des Arabes du Néguev, groupe local représentant cette population. Dans cette zone, les entités juives, en expansion, étaient administrées par des autorités locales indépendantes. Plus de 60 logements ont été démolis dans le village d’Al Sir, dans le nord-est du Néguev/Naqab, pendant les mois les plus chauds ; à la suite de ces destructions, quelque 1 500 Bédouin·e·s palestiniens d’Israël se sont retrouvés sans abri ou ont été déplacés de force dans des logements inadaptés dans des quartiers exclusivement bédouins, dépourvus des services essentiels. Le 12 novembre, la Cour suprême israélienne a ordonné le déplacement forcé d’environ 500 habitant·e·s du village de Ras Jrabah dans un délai de trois mois pour céder la place à l’expansion de la ville juive de Dimona.

Des milliers d’enfants nés de parents ayant des statuts juridiques différents, déterminés par les autorités israéliennes, ont continué d’être confrontés à des obstacles discriminatoires entravant l’obtention d’actes de naissance et le regroupement familial du fait des interdictions instaurées par la Loi sur la citoyenneté et l’entrée en Israël (ordonnance temporaire presque continuellement renouvelée depuis 2003). Le 9 mai, la Knesset (Parlement israélien) a restreint encore davantage les modalités de regroupement familial en modifiant la Loi sur la citoyenneté de façon à refuser ou retirer l’autorisation de résidence à Jérusalem et la citoyenneté israélienne dès lors qu’un·e membre de la famille élargie d’un·e conjoint·e, parent ou enfant palestinien posait des « problèmes de sécurité », ce qui incluait le fait d’avoir commis une infraction mineure.

Les autorités israéliennes ont continué d’empêcher les Palestinien·ne·s réfugiés ou déplacés qui avaient été expulsés en 1948 et en 1967 de rentrer chez eux.

Droit de circuler librement

Le blocus de Gaza est entré dans sa 19e année. Les restrictions ont été renforcées jusqu’à atteindre un siège total entre le 2 mars et le 19 mai. Pour la troisième année consécutive, les autorités israéliennes ont complètement interdit les évacuations sanitaires depuis Gaza vers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et Israël, en dépit d’actions en justice. Elles ont aussi continué à restreindre sévèrement les évacuations sanitaires à l’étranger. Conjugué à la destruction du système de santé de Gaza, cela a conduit à des centaines de décès qui auraient pu être évités.

L’OCHA a dénombré 849 barrages routiers et postes de contrôle en Cisjordanie, qui entravaient les déplacements des Palestinien·ne·s entre les villes et villages palestiniens et retardaient les interventions des services d’urgence.

Homicides illégaux

D’après le Comité pour la protection des journalistes, les forces israéliennes ont tué 56 journalistes et autres professionnel·le·s des médias – un record mondial. Certaines de ces personnes ont été tuées en plein reportage.

Cisjordanie

L’armée israélienne a déployé des chars, mené des frappes aériennes, détruit des bâtiments et infrastructures de caractère civil, et imposé des restrictions considérables du droit de circuler librement dans le cadre de campagnes d’arrestations militarisées à Jénine, Tulkarem, Naplouse et Tubas, dans le nord de la Cisjordanie, et à Hébron, dans le sud. Au total, 240 Palestinien·ne·s, parmi lesquels 55 enfants, ont été tués par des militaires ou des colons israéliens, dont au moins 225 par les forces israéliennes, selon l’OCHA. D’après des témoins, l’armée israélienne a aussi tiré sur des personnes civiles déplacées qui essayaient de rentrer chez elles.

Des colons ont tué au moins neuf Palestiniens et ont blessé au moins 830 autres personnes palestiniennes, selon l’OCHA. Awdah Al Hathaleen, défenseur des droits humains du village d’Umm al Kheir, dans le sud des collines d’Hébron, a été tué par un colon le 28 juillet. L’auteur de cet homicide a été libéré après trois jours
d’assignation à résidence sans avoir été inculpé . La violence des colons, qui bénéficiaient du soutien de l’État et jouissaient pour la plupart de l’impunité, ne faisait qu’ajouter à l’environnement hostile conduisant au transfert forcé de la population civile.

Détention arbitraire

Quelque 4 622 Palestinien·ne·s étaient détenus sans inculpation ni procès à la fin de l’année : 3 385 en détention administrative et 1 237 au titre de la Loi sur l’incarcération des combattants illégaux, selon HaMoked, organisation israélienne de défense des droits civils. Toujours selon cette organisation, des centaines d’autres Gazaoui·e·s étaient détenus dans des bâtiments militaires en l’absence de toute procédure légale ou même sans être enregistrés.

Hussam Abu Safiya, directeur de l’hôpital Kamal Adwan, dans le nord de Gaza, était maintenu en détention arbitraire depuis son arrestation aux côtés de plusieurs de ses collègues, le 27 décembre 2024, alors qu’il s’occupait de patient·e·s. Son avocate a déclaré qu’il avait été battu et privé de nourriture et de sommeil.

Torture et autres mauvais traitements

Les prisons et centres de détention israéliens ne respectaient toujours pas l’interdiction de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants. Les personnes incarcérées étaient notamment privées de médicaments, de nourriture, de vêtements et de sommeil, rouées de coups à tout moment, menottées ou maintenues les yeux bandés, attaquées par des chiens et soumises à des viols et autres violences sexuelles, entre autres atteintes aux droits humains. En conséquence, au moins 98 Palestinien·ne·s sont morts en détention entre octobre 2023 et novembre 2025, selon Physicians for Human Rights (Médecins pour les droits humains) Israël. En novembre, le Comité contre la torture [ONU] a décrit les pratiques d’Israël comme constituant, « dans les faits […] une politique de torture et d’autres mauvais traitements organisés et généralisés ».

Les crimes commis par les forces armées n’ont pas été examinés comme il se devait dans les comptes rendus militaires internes ni dans les enquêtes de l’avocate générale militaire. Le 6 février, seul un des cinq soldats inculpés par l’avocate générale militaire pour avoir agressé un détenu palestinien au centre de détention de Sde Teiman, dans le sud d’Israël, a été déclaré coupable. À la suite d’une transaction pénale, ce soldat a été condamné à sept mois de prison.

Droit à la vérité, à la justice et à des réparations

Outre le soldat condamné pour des actes de torture (voir Torture et autres mauvais traitements), deux soldats et un commandant de peloton ont été emprisonnés pendant sept jours en avril et quatre autres militaires ont reçu une sanction disciplinaire, en lien avec la mise à sac d’une école et d’un centre de santé dans le village de Jinba, en Cisjordanie, en mars (voir Apartheid).

Israël n’a pas mené d’enquête impartiale ni efficace sur l’homicide de 15 professionnels de la santé et secouristes par la brigade Golani en mars (voir Génocide).

La Commission internationale indépendante chargée d’enquêter dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël [ONU] n’a reçu aucune réponse du gouvernement israélien et n’était toujours pas autorisée à entrer en Israël ni dans le Territoire palestinien occupé. Israël n’autorisait ni les enquêteurs·trices indépendants, ni les journalistes internationaux, à entrer dans la bande de Gaza.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, s’est rendu aux États-Unis et en Hongrie alors qu’il était sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI.

Le délai donné par l’Assemblée générale des Nations unies à Israël pour que l’État mette fin à son occupation illégale du Territoire palestinien occupé a expiré en septembre dans l’indifférence la plus totale.

Droits des femmes et des filles

Dans un contexte marqué par une intensification des violences domestiques en Israël, les meurtres de femmes ont fortement augmenté par rapport aux années précédentes, selon le journal israélien Haaretz, qui a fait état de 46 féminicides, dont 26 commis par des membres de la famille. Selon l’ONG Abraham Initiatives, lorsque les victimes étaient des Palestiniennes d’Israël, les affaires de féminicides étaient cinq fois moins susceptibles d’être résolues que lorsqu’elles concernaient des femmes juives. De manière générale, le taux de résolution des affaires d’homicides touchant des citoyen·ne·s palestiniens d’Israël était plus de deux fois inférieur à celui des affaires dont les victimes étaient des Israélien·ne·s de confession juive.

Liberté d’expression et de réunion

Des citoyen·ne·s palestiniens et juifs d’Israël qui manifestaient contre les attaques menées par les forces israéliennes à Gaza ont été confrontés à la répression des autorités. La police a utilisé à plusieurs reprises des grenades incapacitantes et des canons à eau. Des dizaines de personnes ont été emprisonnées pour des publications sur les réseaux sociaux dans lesquelles elles commentaient les opérations militaires israéliennes à Gaza. Selon l’Association pour les droits civils en Israël, 96 % des procédures ouvertes par la police pour « incitation » au titre de la Loi de lutte contre le terrorisme, aux dispositions excessivement larges, visaient des citoyen·ne·s palestiniens d’Israël. Parallèlement, 7amleh, organisation palestinienne de surveillance des médias, a découvert sur les réseaux sociaux israéliens des milliers de publications incitant à la violence contre les Palestinien·ne·s.

Des militant·e·s qui transportaient par bateau de l’aide humanitaire à destination de Gaza en juin et septembre, dans le cadre d’opérations de solidarité internationale, ont été arrêtés par les forces israéliennes et expulsés. Parmi eux se trouvaient des défenseur·e·s des droits humains, des médecins, des parlementaires et des journalistes qui protestaient contre le blocus et le génocide imputables à Israël.

Objecteurs et objectrices de conscience

Sept citoyen·ne·s israéliens ont été emprisonnés pour avoir refusé de servir dans l’armée du fait de leur opposition à l’occupation militaire, à l’apartheid et au génocide contre les Palestinien·ne·s.
L’objecteur de conscience Yuval Peleg a passé 130 jours en prison.

Peine de mort

Le 11 novembre, la Knesset a approuvé en première lecture une proposition de modification du Code pénal instituant l’imposition obligatoire de la peine de mort pour les personnes déclarées coupables d’un homicide « motivé par le racisme ou l’hostilité à l’égard d’un public particulier, et dans des circonstances où l’acte a été commis avec
l’intention de porter atteinte à l’État d’Israël et à la renaissance du peuple juif sur sa terre d’origine ». S’il était adopté en deuxième et troisième lectures, ce texte discriminatoire viserait exclusivement les Palestinien·ne·s.

Droit à un environnement sain

La destruction des systèmes d’assainissement et d’élimination des déchets à Gaza a entraîné la libération d’eaux usées non traitées et d’autres substances toxiques qui ont pollué les systèmes hydriques. Une équipe de recherche internationale a établi que les activités militaires à Gaza et la reconstruction après la guerre émettraient l’équivalent de 32 millions de tonnes de dioxyde de carbone, soit plus que les émissions annuelles de 102 pays en temps de paix, ce qui saperait les efforts d’atténuation du changement climatique.

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