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Des lycées de Bussy-Saint-Georges © Private

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Liberté d'expression
compte-rendu

Un début prometteur pour les jeunes de Bussy-Saint-Georges

Bussy-Saint-Georges inaugure sa première antenne jeune avec les 10 jours pour signer. Retour sur une mobilisation dans un lycée.

« Qui sont donc ces t-shirts jaunes, qui, en ces jours de décembre, arpentent mystérieusement les couloirs agités du lycée Martin Luther King, dans la ville habituellement si calme de Bussy-Saint-Georges ? », s’interrogeaient les profanes qui n’avaient pas encore entendu parler des 10 jours pour signer.

Il n’en fallait pas moins pour que nos chers t-shirts jaunes au logo en forme de bougie accourent, depuis leur stand savamment préparé dès 8h par les plus déterminés, brandissant pétitions et clamant leur discours en un temps record.

En action !

La première antenne jeunes Amnesty International de Bussy-Saint-Georges était née, et son inauguration n’était autre que les 10 jours pour signer.

C’était là la première occasion pour l’antenne de défendre concrètement des individus dont les droits avaient été violés, et de sensibiliser l’ensemble d’un lycée de plus de mille élèves, aux droits humains, en cet anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Le début de l’opération semblait prometteur : les curieux attirés sans doute par la flamboyante nappe jaune ou par l’affiche géante « un câlin = un soutien », s’avançaient et signaient, parfois frénétiquement les pétitions.

Plus de 1000 signatures.

Les lycéens volontaires recrutés quelques semaines auparavant dans des réunions discrètement tenues au lycée s’organisaient, un rigoureux planning avait été réalisé. Les équipes avaient été formées, et défilaient tour à tour, dans la « grande rue » qui mène à la cantine, toquaient à la salle des profs, pour présenter chaque jour, un cas différent… jusqu’au blocus du lycée.

Des obstacles et des victoires

Au terme de six jours de mobilisation, il s’agissait du premier obstacle de taille.

Certains lycéens ou professeurs ne purent rentrer, et il fallait gérer l’incertitude quant à l’action à mener ou non le lendemain. L’opération se prolongeait, à mesure que les jours de blocus s’intensifiaient, et que le lycée désemplissait.

Après concertation auprès des lycéens, il fut décidé que le 10 décembre serait le dernier jour : il restait quatre cas, et la mobilisation devait être maximale. Mais la poursuite du blocus empêchait toujours le déroulement normal de l’action, et c’est pourquoi certains décidèrent de continuer l’action en dehors du lycée.

Finalement, avec 332 câlins partagés, quelques grands moments de solitude sur un stand vide aux heures du déjeuner, d’autres grands moments d’ivresse à la fin d’une journée chargée, après de jolies rencontres pleines d’humanité, l’antenne est fière d’avoir recueilli 3557 signatures.

Pour autant, l’opération fut loin d’être de tout repos : les lycéens ont parfois dû se heurter à des refus, en particulier concernant les cas de défenseurs des droits humains luttant contre la peine de mort, ou pour les droits LGBT, comme Marielle Franco, qui avait pourtant particulièrement touché les membres de l’antenne. À elle-seule, elle incarne en effet, aujourd’hui plus que jamais le courage d’un engagement aux mille facettes qui lui a coûté sa vie.

Certes, les 10 jours pour signer, c’est terminé, mais le combat pour les droits humains est loin d’être achevé, et il n’y a pas d’âge pour le mener !

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