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Un manifestant antiguerre se fait arrêter par deux policiers dans les rues de Saint-Pétersbourg, le 6 mars 2022 / © Stringer - SOPA Images - Sipa via Reuters

Un manifestant antiguerre se fait arrêter par deux policiers dans les rues de Saint-Pétersbourg, le 6 mars 2022 / © Stringer - SOPA Images - Sipa via Reuters

Un manifestant antiguerre se fait arrêter par deux policiers dans les rues de Saint-Pétersbourg, le 6 mars 2022 / © Stringer - SOPA Images - Sipa via Reuters

Liberté d'expression

Russie : des représailles contre les journalistes qui couvrent les manifestations 

Arrestations, violences, détentions, lourdes amendes… Les autorités russes empêchent les journalistes, observateurs et observatrices indépendants de rendre compte des manifestations. Analyse des méthodes employées. 

Informer et manifester : deux droits fondamentaux toujours plus restreints en Russie. Depuis l’invasion de l’Ukraine, en février 2022, les restrictions se sont intensifiées, et la répression du mouvement antiguerre rend pratiquement impossibles toute manifestation publique et tout partage d’informations. 

Notre nouveau rapport intitulé "Russie : « On va forcément t’arrêter » - Représailles contre les journalistes et les personnes qui observent les manifestations" recense des dizaines de cas d’entrave au travail des journalistes et des observateurs lors des manifestations publiques. 

Les autorités russes veulent non seulement éviter à tout prix les manifestations, même pacifiques, mais aussi empêcher le public d’en avoir connaissance.

Natalia Priloutskaïa, chercheuse sur la Russie à Amnesty International 

« ON VA FORCÉMENT T’ARRÊTER »  

Ces dernières années, les autorités russes ont mis sur pied un arsenal de lois limitant drastiquement la liberté d’expression : un système judiciaire qui multiplie les risques auxquels s’exposent les observateurs, les journalistes et les autres professionnels des médias rendant compte des rassemblements publics. 

Parmi les méthodes employées : l’arrestation. Les autorités ont déconseillé aux professionnels des médias de participer à des manifestations annoncées et ont arrêté arbitrairement des journalistes avant, pendant et après des rassemblements dont ils s’étaient fait l’écho.  

Outre les importantes restrictions juridiques aux libertés de la presse déjà imposées par l’État, la police agit de plus en plus arbitrairement pour éviter que les journalistes informent le public des manifestations. 

Natalia Priloutskaïa, chercheuse sur la Russie à Amnesty International 

Lire aussi : Les restrictions juridiques du droit de manifester en Russie

Aller plus loin : Notre dossier sur le droit de manifester en péril dans le monde

SI TU PARLES, TU SERAS POURSUIVI 

Les représailles contre les professionnels des médias se sont intensifiées après l’invasion de l’Ukraine. Plusieurs journalistes et blogueurs ont été poursuivis pour « diffusion de fausses informations sur les forces armées russes  », une infraction intégrée dans une nouvelle loi promulguée à la hâte, le 4 mars 2022.  

La justice russe a également condamné des médias et des journalistes qui avaient publié des informations sur la guerre en Ukraine pour une « infraction » nouvellement entrée en vigueur, celle de « discréditer l’utilisation des forces armées russes à l’étranger ». Au titre de cette nouvelle loi, toute information diffusée par un média contenant un message contre la guerre peut donner lieu à des poursuites. 

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En juin et juillet 2022, le média indépendant d’Ekaterinbourg Vetchernié Vedomosti et son éditrice, Gouzel Aitkoulova, ont reçu une amende de 450 000 roubles (7  240 dollars) pour la publication d’une photo en partie floutée d’un autocollant contre la guerre et d’autres visuels contre l’invasion. 

Manifestez-vous !

Organiser à Hongkong une commémoration de la répression de Tiananmen : c’est l’arrestation. Dire stop à la guerre en Ukraine sur une place publique en Russie : c’est la prison. Protester contre le pouvoir en Iran  : ce sont des tirs de la police. Partout dans le monde, le droit de manifester est menacé. Défendons-le.

LES JOURNALISTES FUIENT LE PAYS 

Les médias indépendants font l’objet de constantes menaces de la part des autorités russes, l’objectif étant d’empêcher la publication d’informations et l’organisation de manifestations antiguerre. Les attaques contre les organes de presse indépendants couvrant l’invasion de l’Ukraine et les militants du mouvement antiguerre ont poussé des centaines de journalistes à fuir la Russie. La célèbre chaîne de télévision TV Rain et le journal historique Novaïa Gazeta ont eux aussi été contraints de cesser leur activité. Les autorités ont fermé la station de radio Ekho Moskvy qui servait de tribune à certaines des voix les plus critiques en Russie. Mais ces médias résistent. Plusieurs de leurs équipes ont dû chercher d’autres manières de travailler pour informer le public russe.

Les lois répressives qui limitent la liberté d’expression et menacent chaque jour un peu plus les journalistes et la société civile russe doivent être abolies. Informer et manifester : nous continuerons d’alerter, d’enquêter et d’agir pour que ces droits soient respectés en Russie.  

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MANIFESTEZ-VOUS

Partout dans le monde, le droit de manifester est menacé. Défendons-le.

Russie : des représailles contre les journalistes qui couvrent les manifestations  - Amnesty International France