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Comment fonctionne le sauvetage en Méditerranée centrale ?

Aux termes du droit international, les personnes en détresse en mer doivent être secourues rapidement et emmenées en lieu sûr, autrement dit dans un pays où elles seront traitées avec humanité et pourront déposer une véritable demande d’asile.

Jusqu’à récemment, cela signifiait que toute personne en provenance de Libye qui était secourue en Méditerranée centrale était emmenée en Europe, puisque la renvoyer en Libye lui aurait fait courir le risque d’être détenue arbitrairement et torturée.

Les États européens se trouvaient face à un dilemme : ils souhaitaient ardemment empêcher des personnes d’arriver en Europe, mais ils ne pouvaient renvoyer personne en Libye sans violer la loi.

Alors ils ont trouvé un moyen de contourner le problème : aider les garde-côtes libyens à intercepter des personnes en mer pour les renvoyer en Libye. Pour rendre cela possible, les États européens ont prêté un appui aux garde-côtes libyens sous plusieurs formes : en donnant des bateaux, en formant les équipages, en participant à la planification et à la coordination et, surtout, en effectuant tout le travail de terrain en vue de la déclaration d’une zone de recherche et de sauvetage libyenne en Méditerranée centrale.

Comment cela fonctionne-t-il dans la pratique ? En fait, cela ne fonctionne pas ! Nous l’avons vu lors de l’immobilisation du Sea-Watch et du Sea-Eye et du blocage des opérations de Proactiva Open Arms. Nous avons aussi constaté que les opérations de sauvetage du garde cote libyen sont conduites de façon violente, sans respecter les protocoles d’intervention, sans se préoccuper de la mise en danger des personnes devant être secourues.

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