Pour son combat en faveur de la justice environnementale, Dang Dinh Bach a été détenu au secret et condamné à cinq ans de prison au Viêt-nam.
Dang dinh bach enfin libéré
Après avoir passé cinq ans en prison et entamé trois grèves de la faim, l’avocat vietnamien a été libéré le 24 juin 2026. Il a partagé un message à ses soutiens :« Je suis heureux d’être de retour chez moi et de retrouver ma famille. Merci à tous ceux qui m’ont contacté et m’ont témoigné leur soutien. »
En grandissant au Viêt-Nam, Dang Dinh Bach est le témoin direct de la dégradation de l’environnement causée par la pollution et le changement climatique, ce qui l’a poussé à agir. En 2007, il fonde le Centre de recherches sur le droit et les politiques relatifs au développement durable, la première organisation juridique d’intérêt public au Viêt-Nam. Son organisation aide les communautés menacées par des industries à connaître leurs droits, protéger leurs lieux de vie et les ressources qui s’y trouvent. Tout bascule le 24 juin 2021 lorsque Dang Dinh Bach est arrêté. Son fils n’avait alors que cinq jours. Il ne l’avait plus jamais revu depuis.
J’ai été témoin de tant d’histoires douloureuses de pauvreté et de maladies terribles qui pèsent sur les communautés victimes d’abus au Viêt-Nam. Elles sont privées de leurs terres et de leurs ressources et ne peuvent pas s’exprimer […], en particulier dans les endroits où se trouvent des centrales électriques au charbon.
Dang Dinh Bach a été accusé d’« évasion fiscale » puis condamné à cinq ans de prison, à l’issue d’un procès à huis clos considéré comme inéquitable par des expert·es des Nations unies. Pendant sept mois, il a été détenu presque entièrement au secret et n’a été finalement autorisé à rencontrer son avocat que le 14 janvier 2022, dix jours avant son procès. Depuis, le centre de recherche qu’il a créé a été contraint de fermer.
Bach a enduré pendant cinq ans des conditions de détention déplorables. Son état de santé s’est dégradé, il a été harcelé et agressé physiquement par des membres du personnel pénitentiaire et menacé par des codétenus. La prison a refusé de lui remettre des photos de son fils et de ses parents et lui a refusé l’accès aux livres et colis de nourriture envoyés par sa famille.
Malgré ces terribles conditions de détention, l’engagement de Dang Dinh Bach en faveur de la justice environnementale est resté inébranlable. Pour protester et exiger l’amélioration de ses conditions de détention et celles des autres prisonniers, il a entamé trois grèves de la faim.
Une vague de soutien
Les militantes et militants d’Amnesty International se sont mobilisé·es partout dans le monde pour appeler la libération de Dang Dinh Bach. En France, vous avez été plus de 87 000 personnes à avoir signé notre pétition. Continuons à nous mobiliser pour les droits des défenseur·es de l’environnement.
Rejoignez-nous !
Chaque jour, partout en France, des militantes et militants d'Amnesty International France suivent l'évolution de la situation de Dang Dinh Bach. Ces groupes font pression sur les autorités concernées en leur écrivant des lettres d’interpellation, sensibilisent différents publics en partageant la situation de Dang Dinh Bach autour d’eux, et lui écrivent des messages de solidarité. Le but : soutenir la personne en danger et l’empêcher de tomber dans l’oubli.
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