Au centre de l'image, Gaëtan Mootoo, chercheur d'Amnesty International dans un camp où vivaient des personnes déplacées dans leur pays / Côte d'Ivoire, 2012
© Amnesty International

Fidèle Ahoefa Adamado, Lauraine Axelle Guina et Ndeye Astou Diouf remportent la bourse Gaëtan Mootoo, qui récompense chaque année de jeunes défenseurs francophones des droits humains originaires d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Gaëtan Mootoo, chercheur pour l’Afrique de l’Ouest, aura passé plus de trente ans au sein d’Amnesty International. Passionnément engagé dans son travail avec les défenseurs des droits humains de toute l’Afrique de l’Ouest et du Centre – Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Sierra Leone, Togo… – il a notamment contribué à la libération de prisonniers d’opinion et à rendre justice à de nombreuses victimes. Décédé le 25 mai 2018, la bourse qui porte son nom, la bourse Gaëtan Mootoo, fait aujourd’hui perdurer son indéfectible combat pour les droits humains. 

Gaëtan était l'incarnation des droits humains. Il n'était pas seulement un chercheur très compétent et doué, il avait une remarquable capacité d'empathie avec les survivants de violations des droits humains, leurs familles et leurs communautés, et il avait le sens de la transmission aux jeunes défenseurs des droits humains.

Marceau Sivieude, directeur par interim du bureau d'Amnesty International à Dakar

La bourse, créée en 2020, permet d’encourager des jeunes militants, en récompensant leur engagement et en soutenant leur participation au mouvement mondial de défense des droits humains. 

Cette année, les trois lauréats sont : Fidèle Ahoefa Adamado, Lauraine Axelle Guina et Ndeye Astou Diouf. 

Qui sont les trois lauréats ? 

Fidèle Ahoefa Adamado

Originaire du Togo, Fidèle est responsable de l’engagement des jeunes au sein du projet Girls Lead chez Plan International. Auparavant, elle a travaillé comme conseillère pour l’organisation Purposeful, où elle était spécialisée sur les violations des droits des femmes et des personnes marginalisées. Elle a également été chargée de mission pour des projets de développement liés à l’égalité des sexes et à la santé au sein du Groupe de soutien aux initiatives durables, et formatrice en santé sexuelle et reproductive pour les jeunes à la Fondation SGMT Togo. Titulaire d’un master en ressources humaines, elle est aussi active au sein d’Amnesty International Togo et du mouvement Girls’ Motion. 

Lauraine Axelle Guina

Originaire de Côte d’Ivoire, Lauraine est engagée au sein de la Commission nationale des droits de l’homme de son pays, dans un projet visant à soutenir le respect des droits humains dans le cadre des processus électoraux de 2025 à 2027. Depuis août 2024, elle est également secrétaire générale adjointe de l’Action pour la protection des droits de l’homme (APDH), une ONG qui promeut l’égalité des sexes. Titulaire d’un master en droit public, Lauraine a également travaillé comme collectrice de données pour le Réseau ouest-africain pour la consolidation de la paix – Côte d’Ivoire (WANEP-CI). 

Ndeye Astou Diouf

Originaire du Sénégal, Ndeye a été chargée de projet pour l’association Hommes pour la défense des droits des femmes et des filles (HOM-DEDFF) de 2023 à 2025. À ce titre, elle a coordonné des projets communautaires et institutionnels, animé des sessions de formation et des ateliers sur les droits des femmes et des filles, et était chargée de la sensibilisation à la violence sexiste. Titulaire d’un master en droit public, Ndeye a également travaillé comme consultante juridique pour l’Association des femmes juristes sénégalaises de 2021 à 2025 et est membre active d’Amnesty International Sénégal. 

Nous leur souhaitons tout le succès possible dans leurs études et leurs actions en faveur des droits humains.