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Action devant l'ambassade de Turquie © Christophe Meireis

Action devant l'ambassade de Turquie © Christophe Meireis

Liberté d'expression
Actualité

La directrice d’Amnesty Turquie maintenue en prison avec 5 autres défenseurs

Les procureurs turcs avaient 12 jours pour établir les faits et se rendre à l’évidence : ces dix militants sont innocents. Leur décision d’en maintenir 6 en détention prouve qu’il s’agit d’une persécution à caractère politique qui laisse présager un futur bien sombre dans ce pays.

L’inculpation des dix défenseurs des droits humains constitue un effroyable affront à la justice. Le placement en détention de six d'entre eux est un nouveau pas franchi pour la répression en cours dans ce pays.

Des accusations grotesques

Au terme de 12 jours de garde à vue, la justice turque a donc placé 6 défenseurs des droits humains, dont Idil Eser, directrice d’Amnesty International en Turquie, en détention provisoire dans l’attente de leur procès. 4 d’entre eux ont été libérés de manière conditionnelle mais font encore l’objet d’une enquête. Tous sont inculpés sans fondement de « commission d’un crime au nom d’une organisation terroriste sans en être membre ».

Parmi ces accusations grotesques : des tentatives de lier Idil Eser, dans le cadre de son travail avec Amnesty International à trois organisations « terroristes » qui n’ont pas de lien et s’opposent entre elles. Les procureurs ont ainsi obtenu son placement en détention provisoire sur la base de deux campagnes menées par Amnesty International, mais dont Amnesty Turquie n’est pas l’initiatrice. L’une de ces campagnes a même été menée avant qu’elle ne rejoigne Amnesty.

Elles ont été inculpées sur la base d’une suspicion sans aucun fondement d’« aide à une organisation terroriste armée ». Elles rejoignent derrière les barreaux Taner Kiliç, le président d’Amnesty International Turquie.

En savoir plus : l'arrestation de la directrice d'Amnesty Turquie

Défendre les droits humains, un crime en Turquie ?

Aujourd’hui, nous avons découvert que le fait de défendre les droits humains était devenu un crime en Turquie.

C’est un moment de vérité, pour la Turquie ainsi que pour la communauté internationale. Les dirigeants du monde entier doivent arrêter de tenir leur langue et de se comporter comme si de rien n’était.

Ils doivent faire pression sur les autorités turques pour les pousser à abandonner ces charges fallacieuses.

Les 6 défenseurs incarcérés sont : Ýdil Eser (Amnesty International), Günal Kurþun (Human Rights Agenda Association), Özlem Dalkýran (Citizens’ Assembly), Veli Acu (Human Rights Agenda Association) Ali Gharavi (consultant en stratégie de technologies de l’information) et Peter Steudtner (formateur à la non-violence et à la gestion du stress).

Les 4 défenseurs placés en liberté conditionnelle sont : Ýlknur Üstün (Women's Coalition), Þeyhmus Özbekli (Rights Initiative), Nejat Taþtan (Equal Rights Watch Association) et Nalan Erkem,(Citizens Assembly).

Signer la pétition pour demander la libération pour la directrice d'Amnesty Turquie et les autres défenseurs

Interpellez le Ministre de la Justice turc

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