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Des travailleurs dans le nouveau stade al Bayt au Qatar, qui acceuillera les matchs de la Coupe du monde de football 2022, Doha, décembre 2019, ©Giuseppe Cacace / AFP

Des travailleurs dans le nouveau stade al Bayt au Qatar, qui acceuillera les matchs de la Coupe du monde de football 2022, Doha, décembre 2019, ©Giuseppe Cacace / AFP

Des travailleurs dans le nouveau stade al Bayt au Qatar, qui acceuillera les matchs de la Coupe du monde de football 2022, Doha, décembre 2019, ©Giuseppe Cacace / AFP

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Qatar : les droits des travailleurs migrants ne doivent pas rester sur la touche

Dans deux ans, les yeux du monde entier seront tournés vers le Qatar : le pays accueillera la prochaine Coupe du monde de football. Loin des projecteurs, des milliers de travailleurs migrants sont soumis à des conditions de travail extrêmement difficiles. Des mesures doivent être prises.

Dans notre dernier rapport, nous avons examiné la façon dont le Qatar tient ses engagements pour améliorer le sort des travailleurs migrants. Même si nous saluons des réformes positives engagées sur le droit du travail,le Qatar doit en améliorer la mise en œuvre et mettre fin à l’impunité dont bénéficient les employeurs abusifs s’il veut tenir pleinement ses engagements en matière de protection des droits des travailleurs.

Des progrès réalisés  

Ces dernières années, le Qatar a adopté un certain nombre de réformes majeures en faveur des travailleurs migrants : des législations pour réglementer la durée du travail des personnes logées au domicile de leur employeur, la mise sur pied de tribunaux spécialisés dans le droit du travail pour améliorer l’accès à la justice, la création d’un fond destiné au versement d’indemnités pour les salaires impayés, la fixation d’un salaire minimum. Le Qatar a également aboli des dispositions qui obligeaient les travailleurs migrants à demander l’autorisation de leur employeur pour changer d’emploi ou pour quitter le pays. Deux importants traités internationaux relatifs aux droits humains ont été ratifiés, même si le Qatar n’a pas reconnu le droit de se syndiquer.  

 Lire aussi : Nouvelles lois pour les travailleurs migrants, le Qatar enfin sur la bonne voie ? 

Si elles étaient mises en œuvre de façon appropriée et sans réserve, ces réformes pourraient contribuer à mettre fin aux aspects les plus problématiques du système de parrainage (kafala) et permettre aux travailleurs migrants d’échapper à des conditions de travail abusives et de demander réparation. Cependant, des milliers de personnes subissent encore des conditions de travail abusives. 

Des travailleurs encore exploités  

De nombreux  travailleurs migrants sont pris dans le cercle vicieux de l’exploitation. Dans un de nos rapports, nous avons montré que des employées de maison effectuaient des journées de près de seize heures, sans aucun congé, malgré l’adoption d’une loi limitant la journée de travail à dix heures et imposant un jour de repos hebdomadaire. Des femmes interrogées pour la rédaction de ce rapport ont décrit de terribles violences verbales et physiques, pour lesquelles aucun de leurs employeurs n’a eu à rendre des comptes.  

Lire aussi : Abusées et exploitées : des femmes employées de maison au Qatar témoignent 

Un constat accablant qui montre que les systèmes d’inspection sont inadaptés pour détecter les atteintes. Il reste extrêmement difficile pour les  travailleurs migrants de porter plainte sans risquer de perdre leur revenu et leur statut juridique.  

La Fifa ne doit pas rester silencieuse  

En tant qu'organisateur de la Coupe du monde, la Fifa doit veiller à ce que les droits humains soient respectés dans le cadre de la préparation et du déroulement de cet événement. Elle est tenue de demander à ses partenaires de rendre des comptes. Elle doit impérativement user de son influence pour inciter le Qatar à réformer son organisation du travail, comme nous le demandons depuis de longues années. 

Lire aussi : Des travailleurs non payés depuis des mois sur un chantier de la Coupe du monde 

Si, au cours des dix dernières années, la Fifa avait demandé des comptes à ses partenaires de la Coupe du monde et usé de son influence pour inciter le Qatar à réformer dûment son système, nous n’entendrions plus des récits de souffrance des travailleurs à seulement deux ans du coup d’envoi de la Coupe du monde. 

Pour remédier à la situation persistante de déséquilibre entre employeurs et travailleurs migrants et mieux respecter ses engagements, nous appelons le Qatar à améliorer la mise en œuvre des réformes récentes et à en adopter de nouvelles.  

Les autorités qataries doivent :  

renforcer les mécanismes d’inspection pour pouvoir rapidement détecter les pratiques abusives et y mettre fin ; 

améliorer les possibilités d’obtenir justice et réparation pour les travailleurs ; 

mettre fin à la culture de l’impunité pour les employeurs abusifs  

respecter le droit des travailleurs migrants de former des syndicats.  

Le Qatar doit veiller à mettre tout particulièrement l’accent sur le renforcement des protections pour les employées et employés de maison qui ont jusqu’ici été laissés de côté par nombre de réformes. 

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