Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : 5,1 €/mois
Afghan people gather along a road as they wait to board a U S military aircraft to leave the country, at a military airport in Kabul on August 20, 2021 days after Taliban's military takeover of Afghanistan. (Photo by Wakil KOHSAR / AFP)
Des civils afghans attendent pour prendre des avions militaires et quitter le pays, aéroport de © Kaboul Wakil KOHSAR / AFP

Des civils afghans attendent pour prendre des avions militaires et quitter le pays, aéroport de © Kaboul Wakil KOHSAR / AFP

Des civils afghans attendent pour prendre des avions militaires et quitter le pays, aéroport de © Kaboul Wakil KOHSAR / AFP

Réfugiés et migrants

L’urgence en Afghanistan : prolonger le délai d’évacuation des civils 

Le 31 août. C’est pour l’instant la date officielle de retrait des troupes américaines d’Afghanistan. Avec ce retrait s’envole la sécurité à l’aéroport de Kaboul pour des milliers de civils afghans. Les conséquences pourraient être dramatiques.  

Alors que la date limite du 31 août arrive à grands pas, des milliers d'Afghans continuent d'arriver à l'aéroport international Hamid Karzai, tentant désespérément d'embarquer sur des vols d'évacuation. Mais les vols manquent.   

Les talibans ont déclaré cette semaine qu'ils n'accepteraient pas de prolongation. Ils ne veulent pas que les Afghans quittent le pays, ce qui accroît les craintes qu'ils ne respectent pas leurs promesses de garantir le droit international relatif aux droits humains. 

Les États-Unis doivent continuer les négociations 

Le président Joe Biden n’en démord pas. Malgré les appels lancés pour retarder ce retrait, l’ordre a été donné aux troupes américaines de tout faire pour avoir quitté le territoire d’ici cinq jours. Et ce, même après que des informations sur les abus, les enlèvements ciblés et les meurtres commis par les talibans continuent d'émerger. En première ligne, les mêmes personnes : les défenseurs des droits humains, les femmes et les jeunes filles, les minorités ethniques et religieuses, les législateurs et les journalistes. 

Lire aussi : Afghanistan : la communauté internationale a un rôle décisif à jouer pour éviter une nouvelle tragédie

Laisser tomber les civils serait une grave trahison 

Il devient urgent que les talibans et la communauté internationale parviennent à un accord pour prolonger le délai d’évacuation de ces civils hors d'Afghanistan en toute sécurité. Sans quoi, les risques de violentes représailles des talibans sur la population sont de plus en plus forts. Cela signifie qu'il faut s'assurer que les gens puissent embarquer dans des avions et suspendre les exigences de visa pour les personnes les plus à risque.  

Lire aussi : La France doit agir rapidement pour sauver des vies

Les persécutions, meurtres et abus des talibans continuent d’augmenter  

Des rapports de plus en plus nombreux faisant état de violations de droits humains ont suscité des craintes sur le régime taliban à l’avenir. Au cours de la première semaine de leur prise de contrôle de la capitale, les talibans ont publiquement assuré aux femmes et à la communauté internationale que les droits des femmes seraient protégés conformément à la charia. Mais quelques jours plus tard, ils ont demandé aux femmes journalistes de ne pas se présenter au travail.  

Depuis le 25 août, des rapports de collaborateurs de l’ONU, indiquent que les talibans font du porte-à-porte à Kaboul pour rechercher des défenseurs des droits humains et des journalistes. Des centaines d'arrestations et d'enlèvements à Spin Boldak, à Kandahar, par les talibans ont également été documentés. À Jalalabad, au moins trois personnes ont été tuées. Nos propres enquêtes sur le massacre dans la province de Ghazni sont la preuve que la capacité des talibans à tuer et à torturer n'a pas diminué. 

Des civils afghans refoulés aux portes de l’Europe  

Les Afghans fuient au prix d'un coût personnel et de risques immenses pour eux-mêmes et leurs familles. Selon certains médias, des milliers d'Afghans fuyant par voie terrestre à travers l'Iran vers la frontière turque sont repoussés de force par les gardes-frontières et la police militaire turcs. Dans le même temps, la Grèce a installé une clôture de 40 km à sa frontière avec la Turquie, préoccupée par l'augmentation du nombre de personnes migrantes en provenance d'Afghanistan. Tout doit être fait pour que les civils en danger soient en sécurité. Les laisser tomber serait impardonnable.  

 

Agir

DEMANDONS L'ACCUEIL ET LA PROTECTION DES CIVILS AFGHANS EN DANGER !

En deux minutes, nous vous proposons d’interpeller le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, pour lui demander de mettre en œuvre une politique d’accueil et d’accès à la protection adaptée à la gravité de la situation.