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L'un des 47 migrants secourus par des membres de l'ONG française SOS Méditerranée à 55 km au large des côtes de l'île italienne de Lampedusa est aidé par des sauveteurs le 30 juin 2020. Quarante-sept migrants sur un bateau en bois ont été secourus le 30 juin 2020 par des sauveteurs à bord de l'Ocean Viking // Credit : SHAHZAD ABDUL / AFP

L'un des 47 migrants secourus par des membres de l'ONG française SOS Méditerranée à 55 km au large des côtes de l'île italienne de Lampedusa est aidé par des sauveteurs le 30 juin 2020. Quarante-sept migrants sur un bateau en bois ont été secourus le 30 juin 2020 par des sauveteurs à bord de l'Ocean Viking // Credit : SHAHZAD ABDUL / AFP

L'un des 47 migrants secourus par des membres de l'ONG française SOS Méditerranée à 55 km au large des côtes de l'île italienne de Lampedusa est aidé par des sauveteurs le 30 juin 2020. Quarante-sept migrants sur un bateau en bois ont été secourus le 30 juin 2020 par des sauveteurs à bord de l'Ocean Viking // Credit : SHAHZAD ABDUL / AFP

Réfugiés et migrants
Actualité

Sauvetage en mer : les valeurs européennes à la dérive

Après près de deux semaines passées à la recherche d’un port d’accueil, avec une situation à bord qui a frôlé la catastrophe, le navire Ocean Viking a enfin pu débarquer ses 180 passagers rescapés en Sicile. Une situation dangereuse qui va se reproduire si l’Union européenne continue de tergiverser.

Nouvel épisode d’une longue série. L’Ocean Viking, le navire de sauvetage en mer de SOS Méditerranée, a secouru 180 personnes dont vingt-cinq mineurs lors de quatre opérations de sauvetage menées le 25 et le 30 juin 2020 dans les zones maritimes de recherche de l’Italie et de Malte.

Pendant presque deux semaines d’enfer, le navire n’a cessé de demander aux autorités italiennes et maltaises de pouvoir débarquer ces personnes dans un port sûr. Sans réponse.

Les tensions à bord du bateau ont fini par monter avec des tentatives de suicide. Le navire a enfin reçu l’autorisation de débarquer les personnes rescapées en Sicile, le 5 juillet.

L’histoire se répète

Malheureusement, cette situation alarmante est loin d’être un cas isolé. Au contraire, c’est devenu d’une banalité tragique. Il est extrêmement inquiétant de voir à quel point les États européens sont prêts à jouer avec des vies humaines.

Ces personnes ont fui au péril de leur vie l’enfer de la Libye où certaines ont subi la torture et des traitements inhumains et dégradants et souffrent de graves traumatismes. Au lieu d’être protégées en Europe, elles se retrouvent bloquées en pleine mer Méditerranée.

Deux solutions : sauver les personnes et organiser l’accueil

Même si une solution a pu être trouvée pour ces personnes, il est urgent d’agir pour mettre fin à ces crises à répétition. La solidarité européenne doit maintenant, et sans délai, se construire sur des actes forts.

Les pays européens frontaliers doivent permettre aux bateaux qui se trouvent dans leurs zones de sauvetage de débarquer les personnes à bord sans tarder dans un port sûr. Les autres États européens doivent apporter un soutien concret et s’engager à accueillir un certain nombre des personnes rescapées dans le respect de leurs droits et de leur dignité.

Depuis des années, la vie de personnes rescapées est entre les mains des États européens qui, de leur côté, tergiversent pour organiser un mécanisme pérenne de solidarité et partager l’accueil de femmes, d’enfants et d’hommes. Cette absence de volonté d’anticipation est dangereuse, voire meurtrière.

Agir

Protégeons les défenseurs des droits des migrants

Comme Martine, les personnes et organisations en France, qui défendent les droits des personnes exilées font l’objet de pressions de plus en plus importantes. Ensemble, exigeons qu'elles soient respectées et protégées.

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