STOP à la criminalisation de Géza Buzás-Hábel, organisateur de la Marche des Fiertés de Pécs en Hongrie !
Jusqu'au 30.09.2026
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C’est du jamais vu au sein de l’Union européenne. Pour avoir organisé une marche des fiertés, Géza Buzás-Hábel est poursuivi par les autorités hongroises. S’il est déclaré coupable, il encourt jusqu’à un an d’emprisonnement. Signez notre pétition pour exiger le retrait des charges qui pèsent contre lui !
Depuis février 2026, l’enseignant en langue et culture roms et défenseur des droits humains Géza Buzás-Hábel est visé par une enquête de police. Son « crime » ? Avoir organisé une marche des fiertés dans la ville de Pécs, située dans le sud de la Hongrie.
Les accusations dont il fait l’objet s’appuient sur une loi discriminatoire promulguée en mars 2025, qui interdit les marches des fiertés dans le pays. La loi prévoit notamment des amendes pour les participant·es et des sanctions pénales pour les organisateur·ices.
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Parce qu’elle viole les droits des personnes LGBTI+ à pouvoir s’exprimer et se réunir librement, cette loi est rétrograde et discriminatoire. Le 21 avril 2026, la Cour Européenne de Justice de l’Union Européenne a ainsi statué qu’elle enfreignait le droit européen à plusieurs égards.
Les charges qui pèsent actuellement sur Géza sont symptomatiques de la répression contre les personnes LGBTI+ en Hongrie. Mais elles sont aussi un véritable signal d’alarme face à l’ampleur des attaques des mouvements anti-genre partout en Europe, y compris en France.
Organiser une marche pour l’égalité ne devrait jamais être considéré comme un crime ! C’est un acte de courage, d’espoir et de résistance face à l’offensive des mouvements anti-droits. Signez notre pétition pour exiger du procureur général de Pécs en charge du dossier visant Géza Buzás-Hábel qu’il abandonne immédiatement les charges qui pèsent contre lui.
À l’attention de István Takács, procureur général au Parquet de Pécs
Monsieur le Procureur général,
Je vous écris afin d’exprimer la vive préoccupation que m’inspirent les chefs d’accusation officiellement retenus contre Géza Buzás-Hábel, défenseur des droits humains, après qu’il a organisé la Pride de Pécs, qui a eu lieu le 4 octobre 2025. Au lieu de conclure que l’organisation d’un événement de ce type ne constitue pas une infraction pénale, et d’abandonner les poursuites contre Géza Buzás-Hábel, vos services l’ont renvoyé devant le tribunal de district de Pécs. Si l’affaire est jugée et Géza Buzás-Hábel déclaré coupable et condamné, il encourt jusqu’à un an d’emprisonnement.
La décision de la police relative à la Pride de Pécs, la qualifiant dans les faits de « rassemblement interdit » en septembre 2025, était arbitraire et discriminatoire, s’appuyant uniquement sur la loi « anti-Pride » entrée en vigueur en avril 2025. Cette interdiction et la législation elle-même sont largement critiquées par des organisations régionales et internationales, qui les estiment rétrogrades, discriminatoires et contraires aux normes relatives aux droits humains. L’organisation d’un rassemblement pacifique en faveur de l’égalité, du respect des droits humains et du souvenir, tel que la Pride de Pécs, est protégée par les droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression, ainsi que par le droit à la non-discrimination, qui sont consacrés par des normes régionales et internationales contraignantes pour la Hongrie.
La communauté internationale suit de près la situation de Géza Buzás-Hábel et les récentes charges retenues contre lui, qui représentent une intensification alarmante de la criminalisation de l’expression LGBTQI+ et de la réunion pacifique en Hongrie.
Organiser une Pride est un acte de courage, de solidarité et d’espoir. Vous avez l’autorité requise pour réaffirmer que la réunion pacifique doit être protégée.
Poursuivre Géza Buzás-Hábel constitue une violation de ses droits, notamment les droits à la liberté de réunion pacifique et d’expression. Je vous exhorte à abandonner immédiatement les charges retenues contre Géza Buzás-Hábel, car il ne doit pas être poursuivi pour avoir simplement exercé ses droits.
Veuillez agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de ma haute considération.
Téléchargez la version imprimable et faites-la signer autour de vous.
