Portrait de Rokiatou Doumbia "Tante Rose"
©Collection privée
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Liberté pour Rokiatou Doumbia, en prison pour avoir critiqué l’inflation et l’insécurité au Mali

Jusqu'au 15.08.2027

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Rokiatou Doumbia est bien connue au Mali. Militante pour les droits humains, elle utilise la plateforme TikTok pour dénoncer le coût de la vie et l’insécurité dans son pays. Parce qu’elle a critiqué le gouvernement, elle est devenue une cible. En août 2026, elle a été condamnée à 10 ans d’emprisonnement. Signez notre pétition pour changer son histoire !  

Depuis sa création en 1961, Amnesty International se mobilise et lance des appels mondiaux pour faire libérer des personnes détenues en raison de leurs idées, de leur religion ou de leurs origines. Rokiatou est l’une d’elles.

Rokiatou Doumbia, ou « Tata Rose », est entrepreneure, influenceuse, et une militante engagée. Avec son association, elle aide de nombreuses femmes à lancer une petite activité et organise des distributions de nourriture pour les personnes dans le besoin. Active sur les réseaux sociaux, elle est suivie par plus de 175 000 personnes sur TikTok. Avec ses lives, elle offre un espace où les personnes peuvent raconter leurs difficultés quotidiennes.

Mais en mars 2023, dans un de ses live, elle évoque la hausse des prix des produits de première nécessité et critique les manquements du régime militaire instauré après les coups d’État de 2020 et 2021.

Elle dénonce notamment la propagation du conflit armé et la violence au sein du pays.

‘’Aucun Malien ne vit en paix. L’insécurité gagne du terrain partout. Lors de mes émissions, les gens réagissent en dénonçant la hausse des prix du riz, du gasoil, de l’huile, du sucre.’’ Rokiatou Doumbia

Deux jours plus tard, le 13 mars 2023, elle est arrêtée dans sa boutique de Bamako et inculpée de plusieurs infractions. En août 2026, elle est injustement condamnée à 10 ans de prison, dont 3 ans avec sursis, pour « atteinte au crédit de l’État » et « association de malfaiteurs ». Son emprisonnement met aussi en grave difficulté sa famille, car Rokiatou était leur principale source de revenus.

L’affaire de Rokiatou met en évidence la hausse des pratiques autoritaires au Mali, où les voix dissidentes sont de plus en plus menacées: Des partis politiques ont été dissous, des médias indépendants fermés, des personnes critiques et des défenseur·es des droits humains arrêté·es.

Cette affaire montre également la surveillance de plus en plus accrue des espaces numériques par les autorités, et rappelle que les femmes qui s’expriment publiquement sont particulièrement menacées (discriminations, harcèlement en ligne…).

Rokiatou a simplement exercé son droit à la liberté d’expression. Les autorités maliennes
doivent immédiatement la libérer sans condition. Dans l’attente de sa libération, Rokiatou doit être transférée à proximité de Bamako ou dans la ville afin de permettre des visites régulières de sa famille et de ses avocat⋅es.

Si nous sommes nombreux·ses à signer, nous pouvons changer son histoire.

Face aux pratiques autoritaires, ne cédons rien. Mobilisons-nous pour faire entendre la voix de la liberté et exiger la libération de Rokiatou !

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