Stop aux expulsions du peuple Sengwer
Jusqu'au 30.12.2018
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Les Sengwer, peuple autochtone du Kenya, vivent depuis des siècles dans l’immense forêt d’Embobut. Apiculteurs et éleveurs de bétails, ils sont expulsés de force par le gouvernement au nom de la « conservation », pour protéger les forêts et répondre aux changements climatiques. Depuis 2012, les gardes forestiers et la police ont mis le feu à 2 600 maisons et quelque 4 500 personnes se sont retrouvées brutalement sans abri. En janvier 2018, un homme de 41 ans a été abattu et un autre gravement blessé lors d’une descente du service forestier. Cette violence est une violation flagrante des ordonnances judiciaires censées protéger cette communauté autochtone.
Évincés de leurs forêts, de leurs maisons, certains Sengwer se retrouvent dans le dénuement le plus total. Les femmes en particulier sont les plus durement touchées, contraintes parfois de s’occuper seule des enfants quand leurs hommes restent dans la forêt ou abandonnent leurs famille.
Le gouvernement prétend qu’il veut réduire la déforestation mais il n’existe nulle preuve que les Sengwer nuisent à la forêt. L’empreinte environnementale de ce peuple est justement très faible et il devrait au contraire être reconnu comme propriétaire, gardien naturel de la forêt d’Embobut.
Monsieur le Président,
Les Sengwer, peuple autochtone du Kenya, vivent depuis des siècles dans la forêt d’Embobut. Apiculteurs et éleveurs de bétails, ils sont expulsés de force par le gouvernement au nom de la « conservation » de la forêt. Depuis 2012, des agents publics ont mis le feu à 2 600 maisons et quelque 4 500 personnes se sont retrouvées brutalement sans abri.
Les Sengwer ont le droit de rester sur leurs territoires ancestraux. Je vous demande :
· de lever toutes les restrictions imposées aux Sengwer, afin qu’ils puissent vivre librement sur ses terres et cesser les incendies, les arrestations et les expulsions forcées de ce peuple ;
· d’entamer un processus de consultation libre, informée et préalable avec le peuple sur les droits fonciers et sur la conservation des forêts ;
· d’accorder aux Sengwer recours et réparation – restitution, excuses publiques, indemnisation et garantie de non répétition – pour les expulsions forcées et les violences commises par les gardes forestiers;
· d’adopter une législation qui respecte les principes de base et les directives concernant les expulsions et les déplacements liés au développement de l’ONU.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération,
Téléchargez la version imprimable et faites-la signer autour de vous.
