Justice pour ce défenseur des personnes LGBTI
Jusqu'au 30.04.2018
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Xulhaz Mannan était un éminent défenseur des droits des minorités sexuelles. Le 25 avril 2016, de soi-disant coursiers ont fait irruption dans son appartement à Dacca. Sous les yeux de sa mère âgée de 75 ans, Xulhaz, et un collaborateur qui se trouvait avec lui, ont été tués à coups de machette.
En 2014, il avait cofondé le seul magazine bangladais consacré aux lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres. Une entreprise à risques dans un pays où les relations intimes entre personnes de même sexe peuvent être punies par la prison.
Le 25 avril 2016, des hommes se présentant comme des coursiers ont fait irruption dans son appartement à Dacca. Sous les yeux de sa mère âgée de 75 ans, Xulhaz, 35 ans, et un collaborateur qui se trouvait chez lui, ont été tués à la machette.
Malgré des éléments de preuve, en particulier des déclarations de témoins et des images de vidéosurveillance, personne n’a été inculpé.
Ce double crime vient s’ajouter à d’autres commis contre des journalistes ou des blogueurs et souvent restés impunis.
Dites au Bangladesh de traduire les assassins de Xulhaz en justice.
Monsieur le Ministre,
Xulhaz Mannan et son collègue ont été assassinés à coups de machette par des agresseurs qui avaient fait irruption dans son domicile en avril 2016. Bien qu’il y ait des témoins et de nombreuses preuves, l’enquête policière est au point mort et les meurtriers n’ont pas été inquiétés.
Le fait que personne n’ait eu à rendre de comptes pour ces assassinats a créé un climat de peur parmi les défenseurs des droits humains, notamment celles et ceux qui militent pour les droits des personnes LGBTI. Ces personnes ne peuvent pas s’exprimer librement ni vivre la vie qu’elles souhaitent, craignant d’être elles aussi attaquées sans que le gouvernement ne fasse quoi que ce soit pour intervenir.
Monsieur le Ministre, au vu de ce climat d’impunité, nous vous demandons de veiller à ce qu’il y ait une enquête rapide, exhaustive et indépendante sur le meurtre de Xulhaz Mannan et son collaborateur, et que les auteurs soient traduits en justice.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.
