Justice pour Shackelia et toutes les victimes de violences policières
Jusqu'au 21.01.2018
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Vidéo : Le combat de Shackelia
Shackelia Jackson lutte pour établir la vérité sur la mort de son frère Nakiea et pour que ceux qui l’ont tué soient traduits en justice.
Le 20 janvier 2014, Nakiea Jackson a été abattu dans le petit restaurant de Kingston où il travaillait. Les investigations menées par la police des polices ont conduit à l’inculpation d’un policier en juillet 2016. Mais un témoin ayant renoncé à se présenter au tribunal, l’enquête préliminaire a été abandonnée. Depuis, la famille de Nakiea est la cible de manœuvres d’intimidation de la part des forces de l’ordre.
Shackelia refuse de céder. En Jamaïque, au cours des dix dernières années, 2 000 homicides ont été commis par des policiers sur de jeunes hommes, souvent d’origine modeste.
Dites à la Jamaïque de protéger Shackelia et de rendre justice à toutes celles et ceux qui ont été tués par la police.
Monsieur le Premier ministre,
Je vous demande instamment de protéger Shackelia Jackson et sa famille et de veiller à ce que des enquêtes soient diligentées lorsque des personnes sont tuées par la police.
Quand son frère Nakiea a été abattu par des policiers, Shackelia a entrepris un combat courageux contre la lenteur du système judiciaire afin d’obtenir justice. Elle a ainsi rejoint des dizaines de familles dont un proche avait été tué de manière similaire. La police a réagi en menant de multiples opérations dans son quartier et en harcelant ses habitants. En Jamaïque, les homicides commis par des policiers – généralement sur la personne d’hommes jeunes et le plus souvent pauvres – sont hélas monnaie courante : on en a dénombré quelques 2 000 ces 10 dernières années. Il est temps de mettre un terme à cette situation.
Nous vous prions de prendre des mesures dès aujourd’hui pour mettre fin à cette injustice en :
– Protégeant Shackelia, et toutes les familles des victimes, du harcèlement policier
– Instaurant une réforme urgente du système judiciaire afin de rendre justice à Shackelia et aux proches de toutes les personnes qui ont été tuées par la police
Veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre très haute considération.
