Monsieur le Président,
Les 21 et 22 novembre 2020, l’Arabie saoudite organisera le sommet du G20, où les pays les plus riches et les plus puissants, dont la France, se réuniront pour évoquer des problématiques mondiales. Il s’agit d’un événement important pour l’Arabie saoudite. En effet, les autorités saoudiennes tentent d’améliorer l’image du Royaume en investissant des millions de dollars dans une campagne de relations publiques visant à obtenir le soutien de pays et d’entreprises afin de concrétiser ses ambitions économiques pour 2030. Jusqu’à présent, les autorités saoudiennes ont organisé des concerts et des événements sportifs et elles ont introduit quelques réformes relatives aux droits des femmes.
Avec le prince héritier Mohamed ben Salmane (MBS) au pouvoir, la répression exercée contre les militants et militantes pacifiques en faveur du changement et des réformes s’est intensifiée. Le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018 a démontré que les dissidents saoudiens en exil pouvaient également être pris pour cible.
La France déclare depuis plusieurs années faire de la protection des défenseurs des droits humains une des priorités de sa politique extérieure et de sa diplomatie. La France, forte du partenariat stratégique qu’elle entretient avec l’Arabie saoudite, a une occasion unique d’agir en faveur des droits humains lors du G20.
Je vous demande, en tant que chef d’État d’un des 20 États membres du G20, et en tant que partenaire stratégique de l’Arabie saoudite d’exiger de façon claire et forte la libération de tous les défenseurs des droits humains et la mise en œuvre de véritables réformes en faveur des droits humains dans le Royaume.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération,