Liberté pour les jeunes de la Lucha
Jusqu'au 31.08.2016
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Ces derniers jours et semaines, les arrestations se sont multipliées, tandis que les autorités tentaient de faire interdire un mouvement de jeunesse citoyen non violent, appelant au respect de la constitution congolaise et des droits de la population du pays. Le signe d’une répression massive à l’approche d’élections présidentielles théoriquement prévues dans quelques mois.
Grâce à la mobilisation locale et internationale, certains ont été récemment libérés, mais de nombreux autres sont encore emprisonnés.
Bonne nouvelle : les militants de la LUCHA ont été libérés
Monsieur le Ministre,
Je vous écris pour vous faire part de mes vives inquiétudes suite aux arrestations de nombreux jeunes militants du mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) ces derniers mois.
Notamment, Fred Bauma et Yves Makwambala sont emprisonnés depuis plus d’un an maintenant.
Le 16 février 2016, à Goma, les forces de sécurité ont arrêté Serge Sivyavugha, Justin Kambale Mutsongo, Rebecca Kavugho, Melka Kamundu, John Anipenda et Ghislain Muhiwa. Ils ont été condamnés à 6 mois de prison, pour “incitation à la désobéissance”. S’ils ont été libérés au titre d’une grâce présidentielle après plus de 5 mois d’incarcération, il n’en demeure pas moins que leur condamnation violait leur droit à la liberté d’expression.
Le 16 février 2016, à Kinshasa, deux autres membres de la LUCHA, Bienvenu Matumo et Marc Héritier Kapitene, ont été arrêtés et ils ont été condamnés à 1 an de prison.
Ce ne sont que quelques cas, parmi de nombreux autres membres de la LUCHA arrêtés ces derniers mois.
Je considère toutes ces personnes comme des prisonniers d’opinion, uniquement emprisonnées pour avoir fait un usage pacifique de leur droit à la liberté d’expression, de réunion et d’association. Les militants de la LUCHA sont des défenseurs des droits humains, reconnus pour leurs modes d’action non-violents en faveur des droits des Congolais.
J’exhorte dès lors les autorités à abandonner les charges pesant sur les militants de la Lucha et à les libérer immédiatement et sans condition. Je vous demande de veiller à ce que ces militants ne soient pas victimes de torture ou d’autres mauvais traitements en détention.
Enfin, je vous appelle à garantir la liberté d’expression et de réunion pacifique, notamment dans le contexte des élections prévues en République Démocratique du Congo.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
