Islande : protégeons les droits des personnes intersexes
Jusqu'au 14.05.2019
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On estime que dans le monde, 1,7% de personnes naissent chaque année avec des variations de leurs caractéristiques sexuelles. Cela signifie que les caractéristiques biologiques et génétiques de ces enfants ne correspondent pas totalement à la norme typique « masculin »/« féminin ».
« Je ne veux pas que les gens aient à se cacher ou à avoir honte. Je veux voir que la diversité existe et qu’elle est bien comprise et acceptée. » Kitty, fondatrice et présidente d’Intersex Iceland
Un projet de loi va être présenté au Parlement islandais. Il ne protégerait pas les enfants intersexes contre des traitements médicaux nocifs.
Nous devons rappeler au gouvernement et au parlement islandais qu’il est temps de défendre les personnes intersexes.
Agissez avec nous et signez notre pétition aujourd’hui !
Madame la Premier ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Parlement,
Le droit international protège les droits humains de toutes les personnes présentant des variations des caractéristiques sexuelles. L’Islande a ratifié plusieurs traités relatifs aux droits humains qui protègent contre la discrimination les personnes présentant des variations des caractéristiques sexuelles. Ces traités imposent au gouvernement islandais de respecter, de protéger et faire respecter le droit de ces personnes au meilleur état de santé possible.
Cependant, l’absence de protocoles clairs, fondés sur les droits humains, et de soins multidisciplinaires, combinée à un soutien social insuffisant pour les personnes présentant des caractéristiques sexuelles différentes et leurs familles, compromet le droit de ces personnes au meilleur état de santé physique et mentale susceptible d’être atteint, lorsqu’elles ont recours au système de soins de santé islandais.
En outre, l’Islande continue de pathologiser les identités trans en conservant des exigences obsolètes et dégradantes lorsque des personnes transgenres cherchent à faire reconnaître juridiquement leur genre, notamment des diagnostics obligatoires de santé mentale.
Je vous prie donc instamment :
- de protéger et de promouvoir l’égalité de traitement en droit et en pratique des personnes présentant des variations des caractéristiques sexuelles ;
- d’harmoniser les lois, les politiques et les pratiques avec les dispositions de l’article 7.1.1 de la Résolution 2191 de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe visant « à interdire les actes chirurgicaux de « normalisation sexuelle » sans nécessité médicale ainsi que les stérilisations et autres traitements pratiqués sur les enfants intersexes sans leur consentement éclairé », en proscrivant les sanctions pénales ;
- de faire en sorte que l’assignation de sexe ou la reconnaissance du genre, au niveau juridique et pour toute personne, quel que soit son âge, ne repose pas sur des interventions médicales.
- de permettre aux personnes de faire modifier leur nom et leur genre officiels, y compris sur les documents délivrés par l’État, afin de les faire correspondre à l’identité de genre à laquelle ces personnes s’identifient. Cette mesure doit passer par la mise en place de procédures rapides, simples et transparentes.
Veuillez agréer, Madame la Premier ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Parlement, l’expression de ma haute considération.
