Portrait de Humphrey Polepole
©Collection privée
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Liberté pour un diplomate tanzanien, Humphrey Polepole, enlevé pour avoir critiqué les autorités 

Jusqu'au 15.08.2027

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Le 6 octobre 2025, Humphrey Polepole, politicien et ancien diplomate tanzanien, est enlevé à son domicile. Depuis, ses proches n’ont plus aucune nouvelle de lui. Comme beaucoup d’autres en Tanzanie, Humphrey est victime d’une disparition forcée visant à le faire taire.  Signez notre pétition pour changer son histoire !   

Depuis sa création en 1961, Amnesty International se mobilise et lance des appels mondiaux pour faire libérer des personnes détenues en raison de leurs idées, de leur religion ou de leurs origines. Humphrey est l’une d’elles. 

Humphrey Polepole est chez lui, à Dar es Salaam, lorsque des hommes non identifiés, présumés être des agents des services de sécurité de l’État, débarquent pour l’enlever. Une alarme signale une entrée par effraction à son domicile. En arrivant, sa famille trouve sa porte d’entrée cassée, et une grande quantité de sang sur place. Depuis ce jour, la famille et les ami·es de Humphrey ignorent toujours où il est détenu, ce qui lui est arrivé, ou même s’il est encore en vie.   

Le lendemain de sa disparition forcée, ses avocats ont déposé une requête en habeas corpus pointant le fait que toute personne doit faire l’objet d’un jugement équitable avant d’être emprisonné, ce qui n’est pas le cas d’Humphrey.  Cette requête a été rejetée le 24 octobre après que le tribunal a déterminé qu’aucun élément ne prouvait que les autorités tanzaniennes étaient responsables de sa disparition. Pourtant, Humphrey semble avoir été pris pour cible après avoir dénoncé publiquement la présidente et le parti au pouvoir pour les restrictions imposées à l’espace civique, la répression des droits humains et les attaques contre les membres de l’opposition politique. En dehors de la politique, il consacrait son temps à soutenir des jeunes et des personnes vulnérables de sa communauté.  

Humphrey s’ajoute à la liste croissante de cas de disparitions forcées et autres pratiques autoritaires des autorités tanzaniennes documentées par Amnesty International. Cela constitue une violation directe du droit à la liberté d’expression et à la liberté d’association.  

Les autorités tanzaniennes doivent révéler immédiatement le sort qui a été réservé à Humphrey Polepole, ainsi que le lieu où il se trouve, et le libérer immédiatement. Dans l’attente de sa libération, elles doivent également veiller à ce qu’il ne subisse ni torture ni d’autres mauvais traitements. Il doit aussi pouvoir exercer son droit d’échanger avec sa famille et un·e avocat·e de son choix.  

Face aux pratiques autoritaires, ne cédons rien. Mobilisons-nous pour faire entendre la voix de celles et ceux qui défendent les droits humains et exiger la libération d’Humphrey ! Si nous sommes nombreux·ses à signer, nous pouvons changer son histoire.  

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