Stop à la persécution de cette avocate !
Jusqu'au 30.12.2018
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Geraldine Chacón, jeune avocate, était directrice adjointe de la fondation Ambassadeurs communautaires, une ONG vénézuélienne fondée en 2008 par des étudiants pour travailler auprès des jeunes en difficulté dans des zones défavorisées.
Des agents du Service bolivarien de renseignement (Sebin) l’ont arrêtée le 1er février 2018 à son domicile sous prétexte d’un entretien, sans mandat d’arrêt. Géraldine a été adoptée par Amnesty comme prisonnière d’opinion.
Après quatre mois d’emprisonnement arbitraire, dans des conditions sanitaires déplorables, elle a été libérée sous condition en juin mais n’a pas le droit de quitter le territoire.
Née en 1993, Geraldine a siégé dès 14 ans dans une institution locale pour la jeunesse puis fondé et coordonné le Réseau local jeunes d’Amnesty International à l’Université métropolitaine de Caracas.
L’arrestation de la jeune femme semble liée à ses responsabilités au sein de la fondation Ambassadeurs communautaires. L’ONG a été mentionnée par un haut représentant de l’État le 17 janvier 2018 dans l’émission télévisée « Con el Mazo Dando » au cours de laquelle dissidents, défenseurs des droits humains, opposants politiques sont régulièrement harcelés et attaqués.
Monsieur le Procureur général de la République,
En février 2018, Géraldine Chacón a été arrêtée sans mandat, puis détenue pendant 4 mois dans des conditions indignes, uniquement en raison de son travail pacifique auprès de jeunes de quartiers défavorisés de Caracas.
Même si elle a bénéficié d’une libération conditionnelle en juin 2018, elle ne peut pas quitter le pays et elle pourrait à nouveau être arrêtée à tout moment, sans aucune raison. Elle est victime de manœuvre d’intimidation uniquement pour avoir promu les droits humains au sein d’une organisation locale. Cette jeune femme passionnée et active, est réduite au silence.
Je vous demande instamment de classer officiellement et sans suite la procédure engagée contre Geraldine Chacón et de lui accorder une liberté sans condition.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur général, l’expression de ma haute considération,
Téléchargez la version imprimable et faites-la signer autour de vous.
