© Reportage photo de Camille Millerand pour Amnesty International
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« Sans ce papier, je perds tout » : exigez des titres de séjour stables pour les travailleur·se·s étranger·e·s en France !

Jusqu'au 31.12.2026

78787 soutiens. Aidez-nous à atteindre 100000

Ces personnes qui travaillent en France sont nos collègues, les commis du restaurant d’à côté, les aides à domicile des aînés, nos voisines de palier… mais du jour au lendemain, elles peuvent basculer dans l’irrégularité. En cause : le système des titres de séjours courts, défaillant et discriminant, qui les maintient dans la précarité et l’exploitation. Agissez pour les droits des travailleur·se·s étranger·e·s, signez notre pétition ! 

Elles travaillent dans des secteurs essentiels, cuisines, hôpitaux, chantiers, aide à la personne et vivent ici depuis 20 ou 30 ans en situation régulière. Or, leur vie entière dépend d’un papier fragile : leur titre de séjour. Emploi, logement, avenir… tout repose sur une date d’expiration. Et parce que son renouvellement dépend de leur employeur, il les rend vulnérables aux abus, entre harcèlement, salaires impayés, injures racistes, menaces, violences physiques, chantage et exploitation.

La précarité dans laquelle se trouve les travailleur·se·s étranger·e·s n’est pas un hasard. Elle est le produit du système dysfonctionnel des titres de séjour en France. C’est ce que nous avons dénoncé dans notre dernier rapport « À la merci d’un papier”.

Témoignages de vies en suspens

Alors qu’elles étaient en situation régulière, elles basculent dans une situation irrégulière, à cause de dysfonctionnements à tous les niveaux : titres de séjour courts, procédures ultra complexes, préfectures engorgées. Du jour au lendemain, elles peuvent tout perdre : leur emploi, leur logement, leurs moyens de subsistance. Cette bascule n’est pas un accident. Par ses lois et ses pratiques discriminatoires, l’État entretient la précarité et l’irrégularité de ces travailleur·se·s étranger·e·s et plus particulièrement des femmes, qui accèdent encore moins à la stabilité.

Derrière les lois et l’administration, ce sont des milliers de vies qu’on empêche de se construire, de se former, de vivre pleinement. 

Notre solution : une loi plus protectrice, qui stabilise le droit au séjour des travailleur·se·s étranger·e·s, qui leur facilite la vie, simplifie le travail des préfectures et des employeurs. 

Une réforme protectrice est possible ! 

Ça commence par créer un titre de travail unique et de 4 ans minimum. 

Agissez à nos côtés pour que les personnes d’origine étrangère qui travaillent en France puissent juste vivre, sans attendre.

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