En Colombie, stop à la représsion des manifestations !
Jusqu'au 29.09.2021
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Actuellement, en Colombie, des milliers de personnes prennent tous les risques pour que demander à leur gouvernement de rendre des comptes quant aux mesures prises pendant la pandémie de COVID-19. Agissez maintenant et exigez du gouvernement qu’il cesse de réprimer la liberté d’expression.
Depuis le 28 avril, en Colombie, des milliers de personnes ont participé à des manifestations contre un projet de réforme fiscale proposé par le président Iván Duque. En plus des appels à l’égalité, des manifestations ont également eu lieu pour protester contre la lenteur de la mise en œuvre des accords de paix et les meurtres de défenseurs et défenseures des droits humains. Le gouvernement a répondu à ces appels par la militarisation et par la répression exercée par son « unité spéciale », l’ESMAD. Nous avons reçu des informations faisant état de détentions arbitraires, de pratiques de torture, de violences sexuelles et de disparitions, ainsi que d’un recours à une force excessive de la part des services de police et des membres de l’ESMAD.
Les services de police ont utilisé de manière indiscriminée du gaz lacrymogène, des fusils et d’autres armes semi-automatiques contre les manifestants dans le but de les disperser, ce qui constitue une violation du droit international. Depuis le 28 avril, des dizaines de personnes ont été tuées et blessées.
Chaque jour, de nouvelles personnes sont punies en Colombie simplement pour avoir exprimé leur opinion. Le président doit immédiatement mettre un terme au recours à une force excessive contre les manifestants en Colombie.
Agissez maintenant et exigez du président Iván Duque qu’il mette un terme à la répression de ceux et celles qui participent à la grève nationale en Colombie, et qu’il mène des enquêtes sur toutes les allégations d’utilisation excessive et injustifiée de la force contre des manifestants.
Monsieur Iván Duque,
Je vous écris pour vous demander de garantir le droit de la population colombienne de manifester pacifiquement. Selon des rapports de la société civile, le déploiement de l’armée, des forces de police et de l’ESMAD pour réprimer les manifestants qui demandent des mesures économiques et sociales plus justes a fait au moins 37 morts, 222 blessés, a mené à 831 détentions arbitraires et à 10 cas de violences sexuelles.
Je vous demande instamment de garantir un environnement où le droit de réunion pacifique de chacun est pleinement respecté, de faire cesser la militarisation des villes et des zones rurales et de mettre un terme à la répression des manifestants, en condamnant et en désamorçant les comportements violents des forces de l’ordre à l’encontre des personnes qui manifestent.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.
