Camp de Dadaab : stop aux renvois forcés de réfugiés somaliens
Jusqu'au 30.12.2017
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Les autorités kenyanes ont annoncé leur intention de fermer le camp de Dadaab, le plus grand camp de réfugiés du monde. Autour de 260 000 réfugiés risquent d’être renvoyés en Somalie, un pays déchiré par la guerre.
Monsieur le Président,
Je vous écris pour vous faire part de mes inquiétudes quant à la décision du gouvernement du Kenya de fermer le camp de réfugiés de Dadaab et de renvoyer de force des réfugiés en Somalie.
Des retours sûrs et dans la dignité ne sont pas envisageables car la Somalie n’est pas un pays sûr. C’est au contraire un pays en proie à un conflit armé, où les services de base tels que les soins de santé ou l’éducation sont très limités.
Je conviens qu’il est essentiel que la communauté internationale fournisse un soutien adapté au gouvernement du Kenya pour l’aider à gérer le grand nombre de réfugiés dans votre pays. Elle devrait assumer sa part de responsabilité en matière d’accueil des réfugiés en proposant des places de réinstallation et un financement humanitaire plus important.
Cependant, je vous demande de cesser de renvoyer de force des réfugiés en Somalie et vous engage à trouver d’autres solutions plus durables.
Ainsi, je vous demande:
– d’arrêter les renvois forcés vers la Somalie et de donner des garanties publiques aux réfugiés et demandeurs d’asile somaliens qui craignent toujours d’être renvoyés
– de travailler avec la communauté internationale en vue d’envisager des solutions à plus long terme pour les réfugiés, notamment en mettant fin à la politique des camps et en encourageant une intégration sur place
– de continuer d’accorder l’asile aux Somaliens fuyant le conflit et les persécutions, conformément au droit kenyan et international
– de remettre en place des procédures permettant l’attribution prima facie du statut de réfugié aux Somaliens.
Je demanderai également à mon gouvernement de faire plus pour soutenir le Kenya, en offrant plus de places de réinstallation et d’autres voies sûres et légales pour les réfugiés.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.
Veuillez agréer mes salutations distinguées.
Monsieur le Président
