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Liberté pour Ayachi Hammami, avocat tunisien emprisonné pour avoir fait son métier
Jusqu'au 15.08.2027
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Le 2 décembre 2025, Ayachi Hammami, avocat tunisien de renom est interpellé à son domicile. Il est envoyé en prison après avoir été condamné, en appel, à cinq ans d’emprisonnement dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État ». En prison à 67 ans, Ayachi a déjà fait une grève de la faim de 45 jours pour protester contre sa détention. Elle est totalement arbitraire, Ayachi doit être libéré. Signez notre pétition pour changer son histoire !
Depuis sa création en 1961, Amnesty International se mobilise et lance des appels mondiaux pour faire libérer des personnes détenues en raison de leurs idées, de leur religion ou de leurs origines. Ayachi est l’une d’elles.
Ayachi Hammami est un avocat spécialiste des droits humains, engagé depuis des décennies pour la défense de l’état de droit et dans la lutte contre les pratiques autoritaires. Il a défendu publiquement ces luttes et a déploré ouvertement l’instrumentalisation du système de justice pénale à des fins de répression. Il a représenté des avocat·es, des juges, des journalistes et des figures de l’opposition en Tunisie poursuivi·es uniquement pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions. Jusqu’au jour où les autorités se sont retournées contre lui.
En tant qu’avocat, Ayachi a défendu plusieurs personnes accusées dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », une affaire qui a impliqué des condamnations en appel contre 34 personnes, parmi lesquelles des figures de l’opposition, des avocat.es et des militant.es, pour des accusations motivées par des considérations politiques. Cette affaire est emblématique de la répression actuelle en Tunisie, qui se propage depuis le coup de force du président Kaïs Saïed le 25 juillet 2021.
Le 19 avril 2025, à l’issue d’un procès inique qui n’a duré que quelques minutes, Ayachi est condamné uniquement pour avoir fait son travail d’avocat. Le 3 septembre 2026, la Cour de Cassation de la Tunisie a rejeté le pourvoi et a confirmé sa peine à 5 ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste », une accusation totalement infondée.
« Je transformerais ma cellule de prison en un champ de résistance »
Ayachi résiste. Il a déjà observé une grève de la faim de 45 jours. Son incarcération l’a privé de moments précieux avec sa famille, notamment l’occasion de rencontrer sa toute dernière petite-fille.
« Nous sommes tous des victimes de l’oppression de ce pouvoir, unissons-nous pour changer ces conditions.»
En Tunisie, le cas d’Ayachi Hammami est loin d’être isolé. De nombreuses personnes sont en ce moment incarcérées dans les prisons tunisiennes, poursuivies pour leurs simples prises de paroles, leur engagement militant, leur opposition aux restrictions de l’espace civique, qui se sont accentuées en Tunisie ces dernières années.
Ayachi Hammami a eu le courage de défendre des personnes injustement incarcérées. À notre tour de le défendre. Si nous sommes nombreux·ses à signer, nous pouvons changer son histoire.
Face aux pratiques autoritaires, ne cédons rien. Mobilisons-nous pour exiger la libération d’Ayachi !
Monsieur le Président,
Pendant des dizaines d’années, Ayachi Hammami a défendu des victimes de violations des droits humains. Il a joué un rôle crucial en faveur de l’amélioration de l’indépendance judiciaire, des droits humains et de l’état de droit en Tunisie. Après qu’Ayachi a défendu plusieurs personnes accusées dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », les autorités tunisiennes ont engagé des poursuites contre lui dans le cadre de cette même affaire. Le 19 avril 2025, l’avocat a été condamné à la prison à l’issue d’un procès inique qui n’a duré que quelques minutes. Il purge actuellement une peine de 5 ans d’emprisonnement pour « appartenance à une organisation terroriste », une accusation infondée.
Emblématique de la répression en Tunisie, qui s’est propagée dans le pays depuis la déclaration de l’état d’exception le 25 juillet 2021, l’affaire du « complot » a impliqué des lourdes condamnations en appel contre 34 personnes, parmi lesquelles des figures de l’opposition, des avocat·e·s et des militant·e·s, pour des accusations motivées par des considérations politiques.
Monsieur le Président, nous prions instamment, vous et votre gouvernement, de faire libérer immédiatement et sans condition Ayachi Hammami. Il est détenu uniquement pour avoir exercé ses droits humains et respecté ses devoirs professionnels en tant qu’avocat.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.
Téléchargez la version imprimable et faites-la signer autour de vous.
