Emprisonnée pour avoir dénoncé le harcèlement
Jusqu'au 30.05.2019
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Mise à jour du 22 février 2019 : Après avoir passé plus de 200 jours en prison pour avoir posté une vidéo sur son compte Facebook, Amal Fathy a été relâchée sous caution fin décembre 2018.
La défenseure des droits humains égyptienne Amal Fathy a été arrêtée dans la nuit du 11 mai 2018 sous de fausses accusations. Placée en détention provisoire depuis, elle a été condamnée à deux ans de prison avec sursis dans une première affaire.
Elle risque une peine encore plus lourde dans une autre affaire jugée séparément.
Son tort ?Avoir posté une vidéo sur son compte Facebook le 9 mai dénonçant les actes de harcèlement sexuel en Égypte en reprochant au gouvernement de ne pas protéger les femmes.
Elle accusait également le pouvoir d’être responsable d’une dégradation de la situation en matière des droits humains, de la conjoncture socioéconomique et des services publics.
Amal Fathy a été arrêtée chez elle en pleine nuit à son domicile cairote. Son époux, Mohamed Lotfy, ancien chercheur à Amnesty International et actuel directeur de la Commission égyptienne pour les droits et les libertés, ainsi que leur enfant de 3 ans, ont également été placés en garde à vue le même soir.
Ces deux derniers ont été relâchés trois heures plus tard, mais pas Amal Fathy.
Les poursuites engagées à son encontre ne représentent pas un cas isolé, mais font partie d’une campagne de répression massive à l’encontre des défenseurs des droits humains en Égypte. Depuis décembre 2017, nous avons recensé au moins 111 cas de personnes détenues par l’Agence de sécurité nationale pour avoir critiqué le président et la situation des droits humains en Égypte.
Des centaines de militants politiques, de journalistes, de défenseurs des droits humains, d’opposants, d’artistes et de fans de football sont actuellement derrière les barreaux pour avoir osé s’exprimer.
Son placement en détention pour avoir exprimé pacifiquement ses opinons constitue un affront à la liberté d’expression, pourtant garantie par la Constitution égyptienne.
Il faut libérer Amal Fathy maintenant !
Monsieur le Procureur,
Le 11 mai 2018, la police a arbitrairement arrêté la défenseure des droits humains égyptienne, Amal Fathy, suite à la diffusion d’ une vidéo où elle dénonçait le harcèlement sexuel dont sont victimes de nombreuses femmes en Égypte, ainsi que la dégradation de la situation des droits humains, de la conjoncture socio-économique et des services publics. Amal Fathy n’a fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression, garanti par la constitution égyptienne. Les accusations à son encontre n’ont d’autre but que de la faire taire. Amal a déjà passé injustement plus de 200 jours en prison. Aujourd’hui contrainte de se présenter au Commissariat de Police 2 fois par semaine, elle risque toujours 2 ans de prison.
Nous vous demandons, Monsieur le procureur :
- d’abandonner toutes les charges qui pèsent contre elle ;
- de conduire une enquête impartiale et efficace sur les circonstances qui ont mené à son arrestation.
Veuillez agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de ma haute considération.
Téléchargez la version imprimable et faites-la signer autour de vous.
