Arabie Saoudite : un mineur condamné risque d’être exécuté
Jusqu'au 30.01.2017
40296 soutiens. Aidez-nous à atteindre 40000
Mise à jour du 08/09/2020 : La condamnation à mort d’Ali al Nimr, ainsi que celle de deux autres jeunes militants chiites, va être réexaminée. Même si elle est tardive, il s’agit d’une bonne nouvelle et d’une avancée importante vers plus de justice en Arabie Saoudite.
Ali al Nimr n’avait que 17 ans lorsqu’il a été appréhendé le 14 février 2012, quelques mois après avoir participé à des rassemblements contre le gouvernement. Bien qu’il ait été mineur au moment de son arrestation, il a été condamné à mort à l’issue d’un procès inique, sur la base d’« aveux » arrachés sous la torture selon ses dires. Il attend désormais son exécution.
Votre Altesse,
Je vous exhorte à annuler la condamnation d’Ali Mohammed Baqir al-Nimr et à veiller à ce qu’il bénéficie d’un nouveau procès équitable, conforme au droit international et aux normes internationales et excluant le recours à la peine de mort.
Ali Mohammed Baqir al-Nimr était mineur au moment de son arrestation, des aveux lui auraient été extorqués sous la torture mais ont tout de même servi de base aux poursuites qui le rendent aujourd’hui passible d’une exécution. Cette situation est contradictoire avec le fait que l’Arabie saoudite soit partie à la Convention relative aux droits de l’enfant, qui prohibe l’application de la peine de mort à des mineurs délinquants.
Je vous prie instamment d’instaurer sans délai un moratoire officiel sur toutes les exécutions, en vue de l’abolition de la peine capitale en Arabie saoudite.
Je vous prie d’agréer, Votre Majesté, l’expression de mon profond respect.
