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Portrait

Le groupe Solidarité LGBTI+ de l’université ODTÜ

Pour avoir défié l’interdiction d’une marche des fiertés LGBTI+ sur leur campus d’Ankara, Melike Balkan et Özgür Gür risquent trois ans de prison.

Même à l’université, en Turquie, on apprend à se taire. Ou à résister. Melike Balkan et Özgür Gür ont choisi la seconde option. À Ankara, ces étudiants en biologie animent Solidarité LGBTI+, une association qui lutte contre les préjugés liés à l’orientation sexuelle et l’identité de genre au sein de l’université technique du Moyen-Orient.

Nous nous battons contre une société qui cherche à définir qui nous devons aimer, à régenter nos corps et notre sexualité.

Melike Balkan

Face à une homophobie décomplexée, l’association multiplie les événements : projections de films, groupes de parole, rassemblements, campagnes de sensibilisation… Les étudiants doivent souvent jouer au chat et à la souris avec l’administration de l’université, qui leur coupe parfois l’électricité ou déclenche le système d’arrosage pour les chasser des pelouses.

Mais les choses deviennent plus sérieuses en mai 2019 : lorsque le recteur interdit la marche des fiertés du campus, organisée tous les ans depuis 2011, Solidarité LGBTI+ décide de transformer l’événement en sit-in. La police le disperse à coups de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc, puis interpelle tout le monde, même ceux qui passaient par là. Contre toute évidence, Melike Balkan et Özgür Gür sont traînés en justice, ainsi que 16 autres étudiants et un professeur, pour avoir « pris part à un rassemblement illégal » et « refusé de se disperser ». Un tribunal d'Ankara a reconnu en juillet 2020 que l'interdiction de cette marche était illégale, et pourtant le procès suit son cours. Les défenseurs des droits humains risquent jusqu’à trois ans de prison.

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