Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que : 5,1 €/mois

Atena Daemi

Atena Daemi milite pour l’abolition de la peine capitale en Iran. Elle est actuellement en prison.

16 mars 2021

Atena vient d'être transférée dans une prison plus éloignée de sa famille.

Atena Daemi a reçu des soins en prison suite à des agressions physiques qu'elle a subies depuis son arrivée.

Atena Daemi a posté des messages sur Facebook et Twitter critiquant le nombre record d’exécutions dans son pays. L’Iran a procédé à au moins 251 exécutions en 2019, se plaçant en deuxième position dans le monde après la Chine. Cette trentenaire a également distribué des tracts et participé à des manifestations pacifiques contre l’exécution d’une jeune femme. Des activités qualifiées de criminelles lors de son procès qui n’a duré que… quinze minutes.

Arrêtée pour la première fois, elle a été déclarée coupable en mai 2015 de charges liées à la sécurité nationale, notamment de “rassemblement et collusion en vue de commettre des infractions compromettant la sécurité nationale”, charges forgées de toutes pièces. Atena a écopé de 14 ans de prison, peine réduite en appel à 7 ans en septembre 2016.

En détention, elle a été battue, aspergée de poivre, contrainte à l’isolement ­cellulaire. Début 2018, elle a entamé une grève de la faim pour protester contre son transfert dans la prison tristement célèbre de Shahr e-Rey à Varamin, à l’extérieur de Téhéran. Pourtant, elle poursuit avec ténacité son combat pour les droits humains. En juillet 2020, elle a été de nouveau condamnée à une peine de deux ans de prison additionnelle ainsi qu’à 74 coups de fouet. Son état de santé n’est pas bon et elle devrait recevoir des traitements médicaux appropriés.

Ces arrestations, détentions, menaces et intimidations sont les sacrifices que nous devons faire pour gagner notre liberté et nos droits... Nous ne devons jamais cesser de résister ou de nous dresser contre l'oppression. Aucune victoire ne vient facilement et aucune injustice ne dure éternellement.

Atena Daemi

Sa situation est emblématique de la répression à l’encontre de celles et ceux qui luttent pour plus de justice en Iran. Des dizaines de défenseurs sont ainsi jetés en prison et beaucoup d’autres placés sous surveillance, soumis à des interrogatoires et à d’interminables poursuites visant à les réduire au silence.

Amnesty International considère Atena Daemi comme une prisonnière d'opinion, qui a été détenue uniquement pour son travail pacifique pour les droits humains.