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Peine de mort et torture
Actualité

Japon : un homme a été pendu

Au Japon, les exécutions sont entourées de secret, les prisonniers n'étant le plus souvent informés de cette échéance que quelques heures auparavant. © Amnesty International

Kenichi Tajiri, 45 ans, a été exécuté au centre de détention de Fukuoka vendredi 11 novembre à l'aube. Il s’agit de la troisième depuis le début de l’année 2016.

La peine de mort ne rend jamais justice, c'est un acte cruel et inhumain. Le gouvernement japonais ne peut masquer le fait qu'il se place du mauvais côté de l'histoire, alors que la majorité des États du globe se détournent de ce châtiment.

17, c'est le nombre total d'exécutions sous le gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe.

Elle intervient un mois après que la Fédération des Barreaux japonais a formellement adopté une ligne politique réclamant l'abolition de la peine de mort. La Fédération a notamment mis en avant le risque d'erreurs dans les condamnations et l'absence de preuves quant à l'effet dissuasif de la peine de mort sur la criminalité.

Au lieu de signer d'autres mandats d’exécution, le ministre de la Justice Katsutoshi Kaneda devrait prêter l'oreille aux nombreuses voix s'opposant à la peine capitale, comme les Nations unies et ces avocats respectés, et œuvrer à mettre fin à son application au Japon.

Signer la pétition : agissez contre la peine de mort au Japon, non l'exécution de 13 condamnés !

Des exécutions dans le secret

Au Japon, les exécutions sont entourées de secret, les prisonniers n'étant le plus souvent informés de cette échéance que quelques heures auparavant. Il arrive également qu'ils ne soient pas prévenus du tout. Leurs familles, leurs avocats et la population sont généralement informés de l'exécution après qu'elle a eu lieu.

Les exécutions secrètes bafouent les normes internationales relatives au recours à la peine de mort. Ce point et l'absence de garanties juridiques adéquates pour les condamnés à mort au Japon a été critiqué par de nombreux experts des Nations unies – notamment la privation du droit des accusés à une aide juridique digne de ce nom, et l’absence d’une procédure d’appel obligatoire dans les affaires où les accusés encourent la peine de mort. Il est par ailleurs établi que plusieurs prisonniers atteints de déficiences mentales et intellectuelles ont été exécutés ou se trouvent dans le quartier des condamnés à mort.

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