Monsieur le Président de la République,
Fomusoh Ivo Feh était sur le point d’entrer à l’université quand un SMS a bouleversé le cours de sa vie. Il a fait suivre à un ami un message sarcastique affirmant que même le groupe armé Boko Haram ne l’embaucherait pas s’il échouait à ses examens. Ivo et ses amis à qui il a fait suivre ce message ont tous été arrêtés.
Le 2 novembre 2016, le tribunal militaire a condamné Ivo et ses amis à 10 ans de prison pour « non-dénonciation d’actes terroristes ».
Monsieur le président de la République, nous vous appelons à :
- Libérer immédiatement Ivo Fomusoh Feh et ses amis,
- Abandonner toutes les charges retenues contre eux,
- Veiller à ce qu’ils ne soient pas sujets à la torture ou tout autre mauvais traitement,
- Assurer qu’ils puissent recevoir des visites régulières de leur famille, de leurs avocats, et que leurs autres besoins basiques soient assurés, jusqu’à leur libération
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.