Covid-19 : Les prisonniers d’opinion égyptiens en danger !
Jusqu'au 27.02.2021
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En Égypte, des milliers de personnes sont maintenues en détention provisoire pendant une longue période, qui dépasse souvent la limite de deux ans fixée par le droit national. Nombre d’entre elles – défenseurs des droits humains, prisonniers et prisonnières d’opinion ou encore militants pacifiques – sont emprisonnées illégalement.
Il faut que les autorités réduisent la population carcérale et protègent efficacement les détenus à risque. Des mesures simples existent !
Demandez aux autorités égyptiennes de libérer immédiatement et sans condition tous les défenseurs des droits humains et toutes les personnes incarcérées uniquement pour avoir exercé de manière pacifique leurs droits humains (droit de manifester et liberté d’expression). Elles doivent également envisager de libérer les personnes en détention provisoire et les détenus particulièrement à risque face au Covid-19.
Monsieur le Procureur général,
La crainte de voir le COVID-19 se propager dans les prisons égyptiennes surpeuplées et insalubres grandit. Les personnes détenues ne peuvent pas appliquer les mesures de distanciation sociale et n’ont souvent pas accès à de l’eau propre ni à du savon.
Entre le 14 et le 25 avril, les autorités égyptiennes ont gracié plus de 4 000 personnes. Cependant, de nombreuses personnes détenues illégalement, notamment des défenseurs des droits humains et des personnes en détention provisoire prolongée, sont toujours emprisonnés.
Dans beaucoup de prisons égyptiennes, les conditions sont inhumaines : surpeuplement, insalubrité et mauvaise ventilation. Les installations sanitaires sont désastreuses, et l’accès à l’eau propre et/ou du savon, un privilège.
Pour sauver des vies, nous vous appelons à :
– Libérer immédiatement et sans condition tous les militants, défenseurs des droits humains et autres personnes détenues uniquement pour avoir exercé de manière pacifique leurs droits humains ;
– Envisager de toute urgence de libérer les personnes en détention provisoire et les détenus particulièrement à risque face au COVID-19, en particulier celles et ceux qui ont des problèmes de santé préexistants et les personnes âgées ;
– Envisager des mesures sans privation de liberté pour les personnes accusées d’infractions de faible gravité et sans violence (libération anticipée, temporaire ou conditionnelle, par exemple) ;
– Libérer les mineurs lorsque cela peut se faire sans danger et dans l’intérêt supérieur de l’enfant, sachant que priver un mineur de liberté doit toujours être une mesure prise en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible ;
– Donner aux personnes détenues des moyens de rester en contact avec le monde extérieur lorsque les visites sont suspendues ;
– Prodiguer à toutes les personnes détenues des soins médicaux adaptés, sans discrimination (y compris le diagnostic, la prévention et le traitement du COVID-19).
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur, l’expression de ma très haute considération.
Téléchargez la version imprimable et faites-la signer autour de vous.
