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Des manifestations contre Abdelaziz Bouteflika ont également eu lieu à Paris, 3 mars 2019 © REUTERS/Christian Hartmann

Des manifestations contre Abdelaziz Bouteflika ont également eu lieu à Paris, 3 mars 2019 © REUTERS/Christian Hartmann

Des manifestations contre Abdelaziz Bouteflika ont également eu lieu à Paris, 3 mars 2019 © REUTERS/Christian Hartmann

Liberté d'expression
Actualité

Manifestations en Algérie : la vigilance est de mise

La tension monte en Algérie, alors que depuis le 22 février des manifestations se succèdent dans tout le pays contre le président Abdelaziz Bouteflika. Un usage excessif de la force de la part des autorités est à craindre.

Des manifestations ont été organisées - notamment par des avocats, des étudiants et des journalistes – contre l’intention d’Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis près de 20 ans, de se présenter pour un cinquième mandat lors de l’élection présidentielle du 18 avril.

Après dix jours de rassemblements dans les rues, Bouteflika a quand même déposé sa candidature aujourd’hui 4 mars. D’autres manifestations sont prévues dans les prochains jours.

La vaste majorité des protestations se sont déroulées de façon pacifique, mais quelques participants ont jeté des pierres après que des agents des forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes.

La réponse des autorités

Les autorités algériennes ont autorisé la tenue de ces défilés de protestation malgré une interdiction générale de manifester dans la capitale, Alger, en vigueur depuis 2001.

Toutefois, selon les chiffres officiels, au moins 41 manifestants ont été arrêtés depuis le début des manifestations, vendredi 22 février. La plupart ont été détenus arbitrairement pendant quelques heures avant d’être relâchés.

Au moins quatre journalistes ont en outre été arrêtés, jeudi 28 février, lors d’une manifestation en faveur de la liberté de la presse à laquelle ils participaient ou dont ils effectuaient la couverture médiatique. Eux aussi ont été libérés.

Éviter la violence

À l’instant présent, le monde a les yeux braqués sur l’Algérie, et la façon dont le gouvernement choisira de répondre à ces manifestations sera un indicateur crucial de la force de son engagement à respecter les droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique.

S’en prendre à des manifestants à l’aide d’arrestations arbitraires ou de poursuites représenterait une violation flagrante du droit à la liberté d'expression et de réunion. Des obligations existent en la matière au regard du droit international et de la Constitution de l’Algérie.

Les manifestants ont le droit de circuler librement. Et les journalistes ont le droit d’effectuer librement leur travail autour de ces événements, sans qu’une censure soit exercée sur leur couverture médiatique.

Les forces de sécurité ne doivent utiliser la force qu’en dernier recours et, même à ce moment-là, elle doit être proportionnée et absolument nécessaire.

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