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Les CRS chargent lors de la manifestation contre les projets de réforme des retraites du gouvernement français à Paris, le 5 décembre 2019 © REUTERS/Gonzalo Fuentes

Les CRS chargent lors de la manifestation contre les projets de réforme des retraites du gouvernement français à Paris, le 5 décembre 2019 © REUTERS/Gonzalo Fuentes

Les CRS chargent lors de la manifestation contre les projets de réforme des retraites du gouvernement français à Paris, le 5 décembre 2019 © REUTERS/Gonzalo Fuentes

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Actualité

Manifestation du 5 décembre : la stratégie du maintien de l’ordre doit changer

Au compteur de la manifestation contre la réforme des retraites, plusieurs blessés dont trois journalistes et un observateur. Encore une fois, la stratégie du maintien de l’ordre n’est pas satisfaisante.

En réaction au déroulé des manifestations contre la réforme des retraites ce 5 décembre, le Ministère de l’intérieur se félicite, à juste titre, que des centaines de milliers de manifestants et manifestantes aient pu défiler pacifiquement. Cependant, nous déplorons qu’une fois encore, il y ait eu des blessés dont au moins trois journalistes et un observateur des pratiques policières.

Ces faits pourraient constituer des violations du droit international des droits humains dans la gestion du maintien de l’ordre. C’est pourquoi nous demandons que des enquêtes impartiales et indépendantes soient menées sous l’autorité d’un juge d’instruction dans les plus brefs délais.

En droit international comme en droit français, l’usage de la force par les forces de l’ordre n’est légal que s’il est strictement nécessaire et proportionné. L’évaluation de cette proportionnalité est un exercice complexe, et le maintien de l’ordre est une tâche délicate, notamment quand des individus se livrent à des violences.

Il est de la responsabilité des forces de l’ordre de protéger les manifestants ainsi que les journalistes et observateurs, qui couvrent ces événements. Il est donc inacceptable que des personnes aient pu être blessées alors qu’elles exerçaient leur droit de manifester pacifiquement ou le droit d’informer.

Lorsque le gouvernement a décidé de réviser sa stratégie du maintien de l’ordre, nous avons souhaité être associés à ce travail qui pour l’instant reste opaque. Au regard des événements du 5 décembre, nous sommes inquiets que nos recommandations ne soient pas prises en compte dans la stratégie à venir. Pour être respectueuse des droits humains, la gestion des manifestations suppose un équilibre entre maintien de l’ordre et la garantie du droit de manifester pacifiquement sans mettre en péril son intégrité physique.

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